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"Pas les vaches à lait de ce budget" : Maud Bregeon répond aux inquiétudes des retraités sur RTL

Invitée de RTL, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a tenté de rassurer les retraités, inquiets des pistes étudiées dans le budget 2027. Elle assure que les pensions ne baisseront pas, tout en défendant un effort partagé pour redresser les finances publiques.

Maud Bregeon sur RTL le 13 octobre 2026

Crédit : Capture RTL

L'INTÉGRALE - Les Auditeurs ont la parole du 13 octobre 2026

00:46:11

Amandine Bégot & Eléonore Aparicio

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La question est sensible et doit encore être discutée à l'Assemblée nationale. L'État prévoit 45 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2027 dans le prochain budget et parmi les pistes retenues, le gouvernement veut faire contribuer les retraités, notamment en limitant la revalorisation des pensions supérieures à 1.256 euros et en réduisant l'avantage fiscal de 10% dont ils bénéficient sur l'impôt sur le revenu.

Ces annonces ont surpris, alors que le gouvernement assurait encore il y a quelques semaines vouloir faire contribuer uniquement les retraités les plus aisés. Interrogée sur RTL , la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a d'abord rejeté l'idée selon laquelle une pension de 2.000 euros ferait de son bénéficiaire un privilégié. "Oh non, on n'est absolument pas riche avec 2.000 euros de pension de retraite", affirme-t-elle sur RTL, ce mardi 13 octobre.

Elle dit aussi refuser de faire des retraités une cible budgétaire. "Moi, je suis fermement opposée à pointer du doigt les retraités et à faire des retraités les vaches à lait de la réduction du déficit public", assure-t-elle. Dans l'émission Les auditeurs ont la parole, une retraitée du Puy-de-Dôme a expliqué toucher 1.600 euros de retraite et son mari 1.900 euros. Le couple redoute de devoir contribuer davantage.

"Vos retraites ne diminueront pas"

"Vos retraites ne diminueront pas", précise Maud Bregeon, la pension "augmentera, peut-être moins que ce qu'il était prévu, mais elle augmentera". La députée distingue ainsi deux sujets : le montant de la pension versée et la fiscalité appliquée aux retraités.
Elle explique que la mesure discutée ne consiste pas à baisser les retraites, mais à revoir "l'abattement pour frais professionnels" en en diminuant le plafond. "On ne le supprime même pas", souligne-t-elle. L'enjeu, explique-t-elle, concerne les retraités au-delà d'un certain niveau de revenus, avec un seuil évoqué de 30.000 euros de retraite par an.

"Le gros de l'effort doit être porté par l'État"

Face aux critiques, Maud Bregeon reconnaît que l'effort demandé n'a rien d'anodin. "Je ne dis pas que c'est un effort qui est facile à demander", admet-elle, en invoquant une situation budgétaire "extrêmement difficile". Elle défend toutefois une logique de partage de l'effort entre plusieurs catégories : actifs, retraités, entreprises, revenus du travail, aides sociales. "Le gros de l'effort doit être porté par l'État", martèle-t-elle néanmoins.

Dans sa défense du projet, la députée invoque enfin une logique d'équité entre générations. "Je crois qu'il y a une solidarité intergénérationnelle qu'on doit arriver à trouver", explique-t-elle. Selon elle, il ne s'agit ni de "pointer du doigt les uns ou les autres", ni de faire peser "seuls" les efforts sur les enfants et petits-enfants, qui devront peut-être travailler plus longtemps.

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