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Parlementaires chez Assad : Valls "condamne avec la plus grande vigueur"

Le Premier ministre a fermement condamné la rencontre entre des parlementaires français et le président de la Syrie Bachar al-Assad

Manuel Valls, le 13 février 2015. (archives)
Manuel Valls, le 13 février 2015. (archives)
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Manuel Valls a condamné jeudi "avec la plus grande vigueur" l'initiative de parlementaires français qui ont rencontré le président syrien Bachar al-Assad, en qui il voit "un boucher". "Je veux condamner avec la plus grande vigueur cette initiative", a lancé le Premier ministre sur BFMTV-RMC.

Trois parlementaires français de droite et du centre, en "mission personnelle" en Syrie depuis mardi en dépit de la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Damas, ont rencontré mercredi matin le président syrien. Interrogé sur les autorités qu'ils avaient averties, le chef de gouvernement a répondu: "Ils ont sans doute prévenu le président de l'Assemblée, les autorités françaises, mais ce n'est pas le sujet".

"Je crois que c'est une faute morale"

"Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui. Ils sont allés rencontrer Bachar el-Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts", s'est-il insurgé. "Il s'agit là d'un geste qui ne les honore pas. C'est une faute, à eux d'en tirer les conséquences", a poursuivi Manuel Valls, soulignant que "les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu'est ce pays ". "Que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher", "je crois que c'est une faute morale".

La délégation de parlementaires en déplacement en Syrie comprend l'UMP Jacques Myard, le PS Gérard Bapt - qui n'a, lui, pas rencontré el-Assad - Jean-Pierre Vial, sénateur UMP, et François Zocchetto, sénateur centriste. Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a fait plus de 210.000 morts en quatre ans, la France campe sur une ligne dure, exigeant le départ du président Bachar al-Assad et répétant qu'il ne peut faire partie d'une solution politique.

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