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Paris "regrette" la création d'un comité du parti LaREM au Sahara occidental

Le gouvernement français a dit "regretter" la décision du parti présidentiel La République en Marche (LREM) d'ouvrir un comité au Sahara occidental. Ce territoire est contrôlé en grande partie par le Maroc mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

L'ouverture d'un comité de la LREM, parti du président Emmanuel Macron, à Dakhla, au Sahara occidental, a suscité des interrogations, notamment en Algérie, qui soutient le Front Polisario face au Maroc.
L'ouverture d'un comité de la LREM, parti du président Emmanuel Macron, à Dakhla, au Sahara occidental, a suscité des interrogations, notamment en Algérie, qui soutient le Front Polisario face au Maroc. Crédit : Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Charline Vergne et AFP

Le gouvernement français "regrette" la décision du parti présidentiel La République en Marche (LREM) d'ouvrir un comité au Sahara occidental. Ce territoire est, en grande partie, contrôlé par le Maroc. Mais il est également revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario. 

C'est le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, qui a fait cette déclaration, mardi 13 avril. "C'est une initiative prise localement que je regrette et qui ne change rien à la position de la France sur cette question hautement sensible", a-t-il confié à l'occasion d'une séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

L'ouverture d'un comité de la LREM, parti du président Emmanuel Macron, à Dakhla, au Sahara occidental, a provoqué moult interrogations, notamment en Algérie, qui soutient le Front Polisario face au Maroc. La direction de la LREM a déjà laissé entendre ces derniers jours qu'elle ne reviendrait pas sur cette décision qui relève, selon elle, d'une "initiative locale". 

Le Polisario réclame la tenue d'un référendum

Rappelant le "risque permanent de tension" au Sahara occidental, Clément Beaune a souligné l'importance de la recherche d'une solution politique "dans le cadre de la légalité internationale et des Nations-unies". "L'ensemble de cette situation rappelle l'urgence de la seule voie possible, celle de la reprise d'un processus politique. C'est cette voie d'équilibre que défend la France", a-t-il assuré. 

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Jean-Paul Lecoq, député communiste, a de son côté qualifié de "honte" l'ouverture de ce comité local. Aussi, il s'est interrogé sur le rôle de l'exécutif dans cette décision. Il a reproché à Emmanuel Macron de "cracher sur les résolutions d'institutions officielles comme l'ONU ou la Cour européenne de Justice".

Le Polisario, qui a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, réclame la tenue d'un référendum prévu par l'ONU au moment de la signature d'un cessez-le-feu entre les belligérants en 1991. Quant au Maroc, qui contrôle environ 80% de ce vaste territoire désertique, ancienne colonie espagnole, a suggéré un plan d'autonomie sous sa souveraineté.

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