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"Nous cesserons l'aide financière à l'Ukraine" : l'élément nouveau dans le discours de Marine Le Pen pour la présidentielle

Marine Le Pen a affirmé qu'elle mettra fin à l'aide financière française à l'Ukraine si elle remporte la présidentielle de 2027.

Marine Le Pen

Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP

Marie-Pierre Haddad

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Six mois et puis stop. Marine Le Pen a indiqué qu'elle comptait supprimer l'aide financière à l'Ukraine si elle est élue présidente au soir du 2 mai 2027. Dans un entretien à la télévision flamande VRT News, la candidate du Rassemblement national a indiqué que la France n'en a, selon elle, "plus les moyens". Cette déclaration marque une nouvelle mesure ajoutée au programme de la députée RN.

L'annonce a fait bondir Volodymyr Zelensky. La France "ne peut que gagner" de sa "coopération" avec l'Ukraine, a déclaré dans la foulée le président ukrainien. "Nous donnons en retour", a-t-il ajouté dans un entretien au Financial Times. "L'expérience de notre armée sur le plan technologique est très importante pour nos partenaires (...) Et l'industrie française ne peut qu'y gagner grâce à ces technologies, cette coopération et cette coproduction", souligne-t-il. 

"La France est au bord du défaut" de paiement

Marine Le Pen, elle, assure "ne prendre personne en traître". "La France est au bord du défaut" de paiement sur sa dette publique et que dans ces conditions, "c'est un discours d'honnêteté à l'égard de (Volodymyr) Zelensky que de lui dire que nous ne pouvons plus assumer cette aide financière", a-t-elle défendu. À défaut de pouvoir compter sur Paris, elle a estimé que Kiev pourrait se tourner vers "d'autres pays de l'Union européenne qui sont dans une situation financière meilleure que la France et qui pourront très certainement prendre le relais", sans préciser lesquels. 

Début septembre, le vice-président du RN Louis Aliot partageait sa volonté de "couper le robinet" des aides à l'Ukraine. "Le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes (...) mais qui paye tout ça ?", dénonçait-il sur BFMTV.

"Marine Le Pen n'a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens"

La proposition a aussi fait réagir les adversaires de la quadruple candidate à l'élection présidentielle. Sur Franceinfo ce jeudi, Gabriel Attal indique que "Marine Le Pen n'a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens". "Depuis le début, ils ont toujours refusé et voté contre les sanctions contre le régime du Kremlin", explique le candidat de Renaissance à l'élection présidentielle. "Elle défend les intérêts de la Russie", a estimé l'ancien Premier ministre. Gabriel Attal a fustigé cette mesure. "Le soutien à l'Ukraine, ce n'est pas une opération humanitaire pour se faire plaisir, c'est notre défense à nous", a-t-il insisté. "Si l'Ukraine tombe, ça aura un impact aussi sur le prix de l'énergie, notamment, qui va encore plus exploser", a-t-il rappelé.

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Édouard Philippe fustigeait : "Couper le robinet à l'Ukraine, c'est servir la Russie". "Vous pouvez réécrire vos discours sur la Russie, vous ne ferez oublier à personne vos liens avec la Russie", avait-il ajouté début septembre.

L'offensive de Trump et Musk

En proposant de stopper l'aide de la France à l'Ukraine, Marine Le Pen s'inscrit dans une conjoncture inédite vis-à-vis de la guerre en Ukraine. Après avoir signé un accord avec la Russie sur le gazole, Donald Trump a estimé qu'il était temps pour les Ukrainiens de désigner un nouveau président. "Je leur suggère de se doter d'un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord" avec la Russie pour mettre fin à la guerre, a-t-il lancé depuis la Maison Blanche.

Autre élément : le fonctionnement de certains terminaux Starlink semble avoir été restreint, comme l'a indiqué un conseiller technologique du président ukrainien. "Cette nuit, SpaceX a instauré une limitation de vitesse pour les terminaux Starlink en mouvement", a indiqué Sergiy Beskrestnov. "Nos forces de défense n'ont pas été prévenues de cette restriction, ce qui a entraîné la perturbation de plusieurs missions. De toute évidence, cette mesure ne peut être une coïncidence et est liée à la situation politique actuelle", a-t-il ajouté. 

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