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"Nous appelons à bloquer les lycées dès la rentrée" : les lycéens bien décidés à continuer leur mobilisation ce lundi 2 novembre

Malgré les annonces du gouvernement sur Parcoursup, les effectifs en seconde et l'enseignement supérieur, syndicats et lycéens jugent les réponses insuffisantes. Les blocages pourraient reprendre dès lundi.

Le lycée Paul Eluard bloqué par des élèves et des enseignants en grève, le 15 octobre 2026.

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

"Le compte n'y est toujours pas" : les lycéens bien décidés à continuer les blocages dès lundi

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Hortense Crépin & Jérémy Descours

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"Le compte n'y est toujours pas". Au lendemain des annonces du gouvernement pour tenter d'éteindre la crise lycéenne, les syndicats enseignants estiment que les réponses apportées restent insuffisantes.

Même tonalité du côté des lycéens. Dans un communiqué diffusé ce mardi 27 octobre en début de soirée, l'organisation "Les Lycéens!" prévient : "Tant que nos revendications ne seront pas à la table des négociations, nous appelons à bloquer les lycées dès la rentrée".

Sur France 2, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a lui appelé à une reprise. "Le travail doit reprendre lundi", a-t-il affirmé ce mardi, tout en assurant que les discussions avec les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes devaient se poursuivre.


Le gouvernement a dévoilé, ce lundi 26 octobre, plusieurs mesures. Une évolution de Parcoursup vers davantage de transparence dès l'an prochain, son remplacement annoncé en 2028, pas plus de 28 élèves par classe de seconde, une refonte des emplois du temps, ainsi que 15.000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur, principalement en Île-de-France sont sur la table. 

"Apporter d'autres réponses complémentaires"

Pour Sophie Venetitay, secrétaire générale du SNES-FSU, principal syndicat du second degré, la suite dépend désormais de l'exécutif. "Les lycéens et les étudiants peuvent se mobiliser, savent se mobiliser. Ils n'ont d'ailleurs pas besoin de nous pour savoir comment se mobiliser. D'une certaine manière, la sortie de crise, elle est aussi du ressort du gouvernement. Si la mobilisation continue, c'est que les réponses ne sont pas toutes satisfaisantes et qu'il faut donc apporter d'autres réponses complémentaires", lance-t-elle sur RTL. 

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Même constat du côté du SE-Unsa. Sa secrétaire générale, Elisabeth Allain-Moreno, juge sur RTL que les annonces restent incomplètes, notamment sur les moyens humains consacrés à l'orientation des élèves. "Pour nous, il manque énormément de création aujourd'hui concernant les personnels qui sont dédiés à l'orientation des élèves. Modifier Parcoursup ou le réformer, ça ne suffit pas. Il faut aussi les personnels derrière pour accompagner l'orientation des élèves."


Les lycéens appellent aussi à se rassembler ce samedi 31 octobre puis le 5 novembre, aux côtés des enseignants. Mais en toile de fond, une inquiétude grandit. Plus le mouvement dure, plus le risque de décrochage augmente pour les élèves des établissements bloqués.

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