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Notre-Dame-des-Landes : "succès" de la manifestation de Nantes selon ses organisateurs

La manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à Nantes, a été un "succès" selon ses organisateurs, malgré les heurts qui ont éclaté.

Des manifestants lancent des pavés contre les forces de l'ordre à Nantes samedi 22 février, en marge d'une marche pour s'opposer à l'aéroport de Notre-Dames des Landes
Des manifestants lancent des pavés contre les forces de l'ordre à Nantes samedi 22 février, en marge d'une marche pour s'opposer à l'aéroport de Notre-Dames des Landes Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les organisateurs de la manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à Nantes, ont revendiqué son "succès" samedi 22 février au soir, compte tenu de l'ampleur de la mobilisation et en dépit des intenses heurts entre forces de l'ordre et un millier de radicaux et les dégâts occasionnés qui l'ont aussi caractérisée.

"La préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège"

"Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain", déclarent dans un communiqué commun les représentants de la "Coordination" de toutes les associations opposées au projet, et du "Copain", les agriculteurs proches de la Confédération paysanne opposés au projet et les anti-capitalistes habitant la zone du projet.

"Il s'agit de la plus grosse mobilisation du mouvement", soulignent les organisateurs qui revendiquent entre 50.000 et 60.000 manifestants (contre 20.000 pour la préfecture) ainsi que 520 tracteurs. Concernant les intenses heurts survenus dans plusieurs rues, places et avenues bordant le centre-ville de 15h jusque vers 21h samedi, les organisateurs affirment : "la préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d'être visibles dans le centre ville. C'est la première fois qu'on interdit à une manifestation d'emprunter le Cours des 50 Otages (principale avenue de la ville)".

Répression selon les manifestants

Vendredi, le préfet de Loire-Atlantique avait interdit par arrêté à la manifestation de défiler, comme elle en avait initialement l'intention, dans l'hyper-centre commerçant de la ville. "Une partie du cortège est passée par l'île Beaulieu (une variante de parcours évitant le centre-ville). Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes", disent-ils. "Cela n'a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu'à la fin".

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"Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad (zone d'aménagement différée dédiée à l'aéroport) ?", demandent-ils. "Le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'abandonner le projet d'aéroport!", disent-ils.

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