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Nicolas Sarkozy comparé à un "délinquant chevronné" par le parquet financier

"Le Monde" a pu consulter le virulent réquisitoire des magistrats du PNF, qui demandent le renvoi en correctionnel de l'ancien président de la République dans l'affaire des écoutes.

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI AFP
Léa Stassinet

Les qualificatifs utilisés ne sont pas habituels lorsque l'on parle d'un ancien président de la République. Alors que, le 5 octobre dernier, le parquet national financier avait rendu publique sa décision de voir Nicolas Sarkozy jugé pour corruption et trafic d'influence dans l'affaires des écoutes, Le Monde a pu consulter son "cinglant réquisitoire" à l'encontre de l'ex-chef de l'État et de son avocat, maître Thierry Herzog.

En demandant leur renvoi en correctionnelle, le PNF estime qu'il "existe des charges suffisantes à l'encontre de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog d'avoir commis les faits de corruption et de trafic d'influence actifs pour lesquels ils ont été mis en examen". Les magistrats n'hésitent pas à comparer les méthodes utilisés par les deux protagonistes à celles de "délinquants chevronnés". 

"Bien que ralentie par l’exercice de multiples recours, et même suspendue, l’enquête a permis de déterminer les conditions dans lesquelles Nicolas Sarkozy, par l’intermédiaire de Thierry Herzog, a bénéficié de la présence de Gilbert Azibert au sein de la Cour de cassation", ajoute le PNF dans ces conclusions. Les faits reprochés sont simples : alors inquiété dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy aurait, avec l'aide de son avocat, démarché secrètement Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation pour lui soutirer des informations. En échange de quoi il lui aurait promis un poste prestigieux à Monaco.

Ces soupçons de tentative de corruption avaient été révélés par des écoutes réalisées dans une autre affaire, celle du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007. Ces écoutes visaient à l'époque Thierry Herzog et son client, qui avait pris le nom d'emprunt de "Paul Bismuth", par souci de discrétion. 

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