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Municipales à Paris : Pierre-Yves Bournazel contredit par Édouard Philippe qui dit vouloir "tout" faire pour "l'alternance" à Paris

À quelques semaines du premier tour des municipales à Paris, les tensions s'intensifient au sein de la droite. Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, persiste dans son refus de s'allier avec Rachida Dati, tandis qu'Édouard Philippe se dit prêt à tout pour "l'union" et "l'alternance" dans la capitale.

Pierre-Yves Bournazel et Edouard Philippe en 2026

Crédit : Montage RTL/AFP

Eléonore Aparicio

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En léger recul dans les sondages, Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit à la mairie de Paris, a réaffirmé, ce mercredi 25 février, son refus de s'allier avec Rachida Dati au second tour des municipales. Cette déclaration, faite au micro de France Inter, a été contredite quelques heures plus tard par Edouard Philippe, soutien de poids du candidat.

"Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin", a déclaré Pierre-Yves Bournazel, insistant sur sa volonté de proposer une alternative aux électeurs parisiens. 

Cependant, Édouard Philippe, ex-Premier ministre et patron d'Horizons, a exprimé une position différente. Interrogé par l'AFP, il a affirmé vouloir "tout" faire pour "l'alternance" à Paris, prônant un "grand rassemblement de la droite et du centre" au second tour. 

"Ce que je peux vous dire, moi, c'est que la compétition doit être projet contre projet au premier tour, elle ne doit pas être personnelle, et qu'au soir du premier tour, je ferai tout ce que je peux pour qu'on fasse l'union, et qu'on ait l'alternance à Paris, avec un grand rassemblement de la droite et du centre", a-t-il déclaré.

Bournazel en baisse dans les sondages

Cette divergence intervient alors que les sondages montrent une baisse de popularité pour Bournazel, crédité de 12% des intentions de vote, en baisse de deux points depuis fin janvier. Pendant ce temps, Rachida Dati gagne du terrain, appelant au "vote utile" pour battre la gauche. 

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Dans une tribune diffusée par son équipe de campagne, Bournazel a critiqué le "tic-tac stérile" entre la gauche et la droite, se présentant comme la solution pour Paris. "Les Parisiens sont prévenus. Pierre-Yves Bournazel choisit délibérément d'empêcher l'alternance à Paris", a réagi de son côté le député macroniste Sylvain Maillard.

Toutefois, son refus d'alliance est perçu par certains comme un "suicide politique", selon Thierry Guerrier, soutien de Dati. "Rachida Dati est la candidate du rassemblement et de la victoire. Pierre-Yves Bournazel est le candidat de l'aventure solitaire et de la défaite. (...) un vote Bournazel = un vote pour rien", a tweeté Nelly Garnier, porte-parole de campagne de Rachida Dati. 

La candidate zemmouriste Sarah Knafo a également réagi, affirmant qu'elle tendrait la main aux autres candidats pour éviter de faire perdre la droite.
Alors que le premier tour approche, la question des alliances reste cruciale pour déterminer l'issue de cette élection municipale à Paris.

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