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Mort de Patrick Devedjian : Nicolas Sarkozy dit "sa tristesse infinie"

"Patrick Devedjian était un homme passionné, entier, sincère, engagé", a tweeté l'ancien président de la République.

Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian, le 12 mars 2016
Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian, le 12 mars 2016 Crédit : AFP
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
et AFP

Nicolas Sarkozy ne s'était pas encore exprimé sur les réseaux sociaux depuis le début du confinement. C'est la mort de Patrick Devedjian, emporté par le Covid-19, ce dimanche 29 mars 2020 qui l'a fait sortir de sa réserve. "Patrick Devedjian était un homme passionné, entier, sincère, engagé. Il incarnait la politique comme je l’aime, avec des sentiments, des convictions, du panache. Je suis fier de l’avoir eu à mes côtés. Je veux dire à ses proches ma vive émotion et ma tristesse infinie", a tweeté l'ancien chef de l'Etat. 

Ancien ministre de Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian est décédé à l'âge de 75 ans. Il était passé dans sa jeunesse par l'extrême droite avant de devenir un proche de Nicolas Sarkozy et s'est fait remarquer pour son indépendance et son humour grinçant. "Je suis le premier sarkozyste du gouvernement", se décrivait Patrick Devedjian alors ministre délégué à l'Industrie, en 2005 dans le très chiraquien gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Pourtant, après avoir été évincé du gouvernement en mai 2005, ce libéral n'a pas été appelé à se joindre au premier gouvernement Fillon, ouvert aux centristes et à la gauche.

Cet avocat rêvait du ministère de la Justice, qui lui avait déjà échappé en 2002, lorsqu'il avait été nommé ministre délégué aux Libertés locales. "Je suis pour aller très loin dans l'ouverture, très loin, y compris jusqu'aux sarkozystes", ironisait mi-mai 2007 ce père de  quatre garçons, marié depuis 1969 à Sophie Vanbremeersch. Il est entré au gouvernement Fillon un an plus tard pour s'occuper du plan de relance lancé en réponse à la crise financière. En septembre 2007, il a été élu secrétaire général de l'UMP, une tâche difficile alors que Nicolas Sarkozy gardait en coulisses la haute main sur le parti.

Cet esprit indépendant a déclaré l'année suivante vouloir nettoyer "les écuries d'Augias" des Hauts-de-Seine, département à la réputation sulfureuse dont il a pris la tête en juin 2007 en remplacement de Nicolas Sarkozy.

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Né le 26 août 1944 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), Patrick Devedjian était le fils d'un réfugié arménien arrivé en France en 1919. "Je ne me suis jamais caché de mon passé, expliquait-il en 2005 au Monde. J'étais d'origine arménienne et c'était aussi une façon, pour moi, de me sentir français". Avocat au barreau de Paris depuis 1970, il a notamment défendu Jacques Chirac et Charles Pasqua. Il fut maire d'Antony (Hauts-de-Seine) de 1983 à 2002. Élu député des Hauts-de-Seine en 1986, il a été réélu jusqu'en 2017.

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