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"L'économie fait face à une menace majeure" : le conflit au Moyen-Orient fait craindre une crise énergétique mondiale

Le conflit au Moyen-Orient provoque une crise énergétique d'une ampleur inédite, selon l'Agence internationale de l'énergie. Son directeur, Fatih Birol, alerte sur une menace majeure pour l'économie mondiale, alors que le détroit d'Ormuz est bloqué et que les tensions s'intensifient entre l'Iran et les États-Unis.

Des panaches de fumée s'élèvent après les explosions survenues à Tabriz, en Iran, le 1er mars 2026

Crédit : Hamed / Middle East Images / Middle East Images via AFP

Jérémy Descours & AFP

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Le monde risque de traverser la crise énergétique la plus grave depuis plusieurs décennies en raison du conflit au Moyen-Orient, a alerté ce lundi 23 mars Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Il a évoqué une "menace majeure" pesant sur l'économie mondiale.

"À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies", a-t-il déclaré lors d'une intervention au National Press Club à Canberra, en référence aux chocs pétroliers des années 1970.

Il a précisé : "À l'époque, pour chacune de ces crises, le monde a perdu environ cinq millions de barils par jour, soit, en ajoutant les deux, 10 millions de barils par jour".

Évoquant également les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, Fatih Birol a ajouté que "cette crise représente à ce stade deux crises pétrolières et un effondrement du marché du gaz réunis".

L'AIE demande "une action à l'échelle mondiale"

Selon Fatih Birol, le conflit a gravement affecté les infrastructures énergétiques dans la région : au moins 40 installations sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du Moyen-Orient.

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Il a mis en garde contre l'ampleur globale de la situation : "Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale".

"L'économie mondiale fait face à une menace majeure, et j'espère vivement que ce problème sera résolu dès que possible", a-t-il ajouté.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, est bloqué de facto en raison de la guerre au Moyen-Orient, lancée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les menaces de Trump

En l'absence de réouverture de ce passage par l'Iran d'ici lundi soir, le président américain Donald Trump a menacé de "frapper et anéantir" les centrales électriques iraniennes "EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !".

En réponse aux frappes israélo-américaines, l'Iran mène des attaques par missiles et drones visant notamment des infrastructures énergétiques dans des pays alliés de Washington, ainsi que des navires circulant dans le Golfe, en particulier ceux empruntant le détroit.

Dans une tentative de limiter la hausse des prix du pétrole, les États-Unis ont autorisé vendredi, pour une durée d'un mois, la vente et la livraison du pétrole iranien stocké sur des navires. Toutefois, Téhéran affirme ne disposer d'aucun surplus de brut en mer.

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