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Mobilisation du 17 octobre : Laurent Nuñez confirme que les grenades assourdissantes pourront être utilisées, malgré leur suspension

Invité de France 2 ce vendredi 16 octobre, le ministre de l'Intérieur a confirmé que les forces de l'ordre pourront recourir à des grenades assourdissantes en cas de débordements, lors de la manifestation de vendredi.

Laurent Nuñez, le 30 avril 2026

Crédit : Martin LELIEVRE / AFP

La rédaction numérique de RTL

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En cas de "violences urbaines", les forces de l'ordre pourront recourir à l'usage de grenades assourdissantes lors de la manifestation du 17 octobre. Invité de France 2 ce jeudi, Laurent Nuñez a indiqué que "250 manifestations et 80 cortèges doivent être autorisées". "On a un peu plus d'une quarantaine de manifestations déclarées", a-t-il dénombré. 

"Demain, s’il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves en marge d’un cortège, ou ailleurs, évidemment ce type d’armement peut être utilisé", a-t-il déclaré. Laurent Nuñez a aussi expliqué que ce type d’armes est "toujours" utilisé "avec parcimonie" et qu’il n’est "jamais" utilisé "quand les choses se passent bien".

Le ministre de l'Intérieur a précisé que "la grenade assourdissante n'est jamais utilisée si les choses se passent bien". Prévoyant une mobilisation "assez importante", le locataire de la place Beauvau estime que "les policiers et gendarmes doivent pouvoir utiliser l’ensemble des armes intermédiaires à leur disposition".

Une suspension "uniquement pour le mouvement lycéen"

Le 7 octobre dernier à l'antenne de RTL, Laurent Nuñez avait annoncé la suspension de l'usage des grenades assourdissantes "pour le mouvement lycéen". "Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n'a pas été faite sur ce qui s'est passé dans l'affaire" de Lens, expliquait-il. Et d'ajouter : "Uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qui s'est passé." 

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Lors d'une manifestation à Lens le 5 octobre, un lycéen de 15 ans a eu une main arrachée dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Une enquête de l'IGPN devra notamment établir si le lycéen a ramassé la grenade, ou si elle a atterri sur lui, et si le tir était réglementaire. Selon le maire de Wingles, la commune proche de Lens où le jeune homme est domicilié, le lycéen a été amputé de la main gauche et a reçu une greffe. 

À la même date, une pétition a été mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale. Elle a recueilli à ce jour près de 137.000 signatures et vise à interdire les "armes mutilantes et les techniques d'immobilisation létales lors des manifestations lycéennes". À partir de 500.000 signatures recueillies dans au moins 30 départements ou collectivités, un débat pourra être organisé dans l'hémicycle, si la décision est validée en Conférence des présidents. 

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