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Médecine du travail : vers un espacement des visites obligatoires

REPLAY - Le rapport publié mardi 26 mai suggère de nombreuses modifications dans le fonctionnement de la médecine du travail.

Le budget annuel consacré aux soins médicaux est de 715 euros en moyenne par an en France, selon une enquête de Cofidis. (Illustration)
Le budget annuel consacré aux soins médicaux est de 715 euros en moyenne par an en France, selon une enquête de Cofidis. (Illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Médecine du travail : vers un espacement des visites obligatoires
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Marie-Bénédicte Allaire & Valentin Chatelier

Il n'y aura peut-être plus de visite médicale obligatoire avant d'être embauché. Le dispositif pourrait être remplacé par un entretien d'information avec un infirmier dans les six mois suivant l'embauche. C'est en tout cas ce que préconise le rapport rédigé par un député socialiste, Michel Issindou, avec un membre du groupe Renault et un professeur de la médecine du travail. 

Une visite obligatoire tous les cinq ans

Cette modification n'inclurait cependant pas certains postes à risques, comme pilote d'avion et grutier. Ces derniers, pouvant potentiellement mettre en danger la santé de leur collègue et la leur, devront subir un contrôle avant leur embauche et devront être "réalisés par un médecin différent du médecin du travail", rapporte L'Express.

Ce n'est pas le seul changement que préconise ce rapport, publié par le gouvernement. Une visite médicale serait obligatoire tous les cinq ans, au lieu de tous les deux ans à l'heure actuelle, et la fiche d'aptitude serait supprimée

L'employé obligé de se plier aux recommandations du médecin

Par ailleurs, une seule visite suffirait pour constater l’inaptitude d'un salarié, sauf si le médecin prononce un avis contraire, alors qu'il en faut deux actuellement. Et si le médecin recommande une adaptation du poste de travail ou un reclassement, sans modifier le contrat, l'employé serait obligé d'accepter ou il risquerait d'être licencié.

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Si certaines de ces recommandations seront peut être intégrées au projet de loi "dialogue social" en cours d'examen, d'autres pourraient être appliquées sans passer par la loi.

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