2 min de lecture Manuel Valls

Manuel Valls met "entre guillemets" les violences policières dans les manifestations

Selon le Premier ministre, la CGT fait preuve d'une "ambiguïté" en faisant un "parallèle" entre les violences policières et les casseurs.

Manuel Valls à la sortie d'une réunion à Matignon, le 28 mai 2016
Manuel Valls à la sortie d'une réunion à Matignon, le 28 mai 2016 Crédit : WITT/SIPA
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

L'affiche polémique de la CGT contre les violences policières, faisant notamment apparaître une matraque sur des tâches de sang, ne passe toujours pas auprès de l'exécutif. Au lendemain d'une nouvelle manifestation à Paris contre la loi Travail qui s'est déroulée mardi 14 juin, Manuel Valls s'en est de nouveau pris à ce tract qu'il juge "odieux".

Selon le Premier ministre, qui s'exprimait sur France Inter, les violences policières dénoncées par le syndicat ne peuvent être qualifiées comme telles. "Quand un syndicat sort un tract qui met en cause la police qui serait responsable, je mets des guillemets, de violences policières, demande une enquête sur ces violences policières, donne le sentiment d'établir un parallèle entre le travail de la police et la violence des casseurs, il y a bien sur une ambiguïté, il y a une bien sûr une ambiguïté".

48 enquêtes ouvertes par la police des polices

Avec ces propos, Manuel Valls tend donc à minimiser les nombreux cas de violences policières dénoncés par les manifestants et les syndicats au cours de ces dernières semaines. "On ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu'ils soient étudiants ou lycéens", avait déclaré la CGT en réaction à la publication de cette affiche, peu après la diffusion d'une vidéo montrant un policier en train de frapper un étudiant. L'agent en question avait ensuite appris son renvoi en correctionnelle pour un procès qui doit se tenir en novembre prochain.

Le 9 juin, la directrice de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a indiqué à la presse que "48 enquêtes judiciaires" étaient "ouvertes" pour des "violences" commises par des membres de force de l'ordre. BuzzFeed News a par ailleurs établi une liste recensant plus de 40 cas de violences policières présumées depuis mars 2016.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Manuel Valls Violences Manifestations
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants