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Limitation à 80 km/h : un aller-retour express de l'exécutif sur le sujet ?

CONFIDENTIELS RTL - La limitation de la vitesse à 80 km/h serait appliquée le 1er juillet sur l'ensemble des routes secondaires sans séparateurs de voie. Selon nos informations, il y aurait bien eu hésitation au sommet de l'État sur cette question.

Édouard Philippe et Emmanuel Macron, le 13 juillet 2017 à l'Élysée
Édouard Philippe et Emmanuel Macron, le 13 juillet 2017 à l'Élysée
Crédit : AFP / Julien de Rosa
Limitation à 80 km/h : un aller-retour express de l'exécutif sur le sujet ?
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Pauline De Saint-Rémy & Loïc Farge

Mercredi 7 mars, nos confrères (toujours bien renseignés) du Canard Enchaîné affirmaient dans leur colonnes que le gouvernement s'apprêtait à reculer partiellement sur la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires.

Une mesure pourtant ardemment défendue par le premier ministre Édouard Philippe, mais qui, selon une source élyséenne interrogée la veille au matin à ce sujet, inquiète non seulement de nombreux élus et parlementaires, mais le président de la République lui-même. Emmanuel Macron craint qu'elle n'alimente comme un sentiment de fracture territoriale.

Le Premier ministre aurait donc - toujours selon le journal d'investigation - consenti à "un compromis". Il s'agissait - puisque cette mesure devait au départ concerner les routes "bidirectionnelles sans séparateur central" - de considérer les lignes blanches comme des séparateurs justement.

Traduction : les routes à deux sens séparées par une simple ligne blanche n'étaient plus concernées. Ce qui réduisait nettement l’étendu de la mesure et aurait sans doute calmé une parti des mécontents (côté politique, en tout cas).

"Du coup, la messe est dite"

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Sauf que l'info a donc fuité mercredi, obligeant dans la matinée l'exécutif à démentir une quelconque intention de faire marche arrière. La mesure sera donc bien appliquée telle qu'elle a été initialement annoncée, à compter du 1er juillet et pour une période d'au moins deux ans, en attendant de pouvoir en mesurer les effets.

Pas question de prêter le flanc donc à d'éventuelles accusations de lâcheté. Pas question non plus de faire perdre la face au Premier ministre, qui "tenait beaucoup" à cette mesure, m'a confié un proche d'Emmanuel Macron d'un air entendu, regrettant que l'information soit sortie dans la presse. "Du coup, la messe est dite", a-t-il ajouté.

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