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Législatives 2017 : les soutiens de Macron ne seront pas investis par le PS

Les députés socialistes qui soutiennent Emmanuel Macron et son mouvement "En Marche !" ont été appelé à clarifier leur position.

Emmanuel Macron, le 13 décembre 2016
Emmanuel Macron, le 13 décembre 2016
Marie-Pierre Haddad & AFP

L'heure est à la clarification. Les candidats socialistes aux législatives qui soutiennent Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle n'auront plus l'investiture du Parti socialiste. "Tous les candidats ont reçu (...) copie d'un courrier du président de la commission nationale des conflits qui est un rappel statutaire et qui dit quelque chose de simple : être candidat socialiste aux législatives, c'est soutenir le candidat socialiste à l'élection présidentielle", a déclaré Christophe Borgel, le secrétaire national aux élections. 


"La conséquence de ce rappel c'est qu'à l'issue" de la primaire de la gauche qui désignera le candidat socialiste à la présidentielle, "ceux qui ne le soutiennent pas n'auront plus l'investiture socialiste", a-t-il informé, faisant directement allusion aux soutiens d'Emmanuel Macron. Dans la ligne de mire du Parti socialiste, on retrouve les députés socialistes Richard Ferrand, secrétaire général d'"En Marche !", Stéphane Travert, Corinne Erhel et Christophe Castaner. Tous revendiquent cette double-appartenance, sans que la direction du Parti socialiste n'ait pour l'instant décidé de leur  retirer l'investiture pour les élections législatives. 

Lors de la convention au Palais de la Mutualité, Christian Paul, chef de file des députés frondeurs, avait demandé aux soutiens d'Emmanuel Macron de clarifier "leurs intentions". Évoquant un "danger mortel" pour le PS, Christian Paul a interpellé les représentants de son parti. "Un socialiste peut-il être investi ce matin s'il soutient, pour l'élection présidentielle, un candidat qui s'est affranchi de la primaire ?", demande-t-il. À terme, les députés ayant rallié Emmanuel Macron pourraient aussi être exclus du PS. Christophe Borgel dit avoir "bon espoir que ce cas ne se présente pas". Samedi, le PS a investi ses candidats dans 400 circonscriptions. Environ 150 restent "gelées" jusqu'à février, notamment dans la perspective d'accord électoraux avec des partenaires. 

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