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Législative partielle dans le Doubs : à Fesches-le-Châtel, les électeurs UMP dans l'expectative

Dans la commune du candidat UMP battu dimanche au premier tour de l'élection législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, les électeurs du parti d'opposition sont partagés sur la ligne à suivre pour le deuxième tour.

Un homme glisse son bulletin de vote dans l'urne à Fesches-le-Chatel, dans la 4e circonscription du Doubs
Un homme glisse son bulletin de vote dans l'urne à Fesches-le-Chatel, dans la 4e circonscription du Doubs
Crédit : AFP
Législative partielle dans le Doubs : à Fesches-le-Châtel, les électeurs UMP dans l'expectative
01:30
Christophe Ponzio & Benjamin Hue

Que faire face à un duel entre le Front national et le Parti socialiste au second tour ? La question enflamme le débat politique national depuis dimanche soir. Mais elle concerne en premier lieu les 26,54% d'électeurs de la quatrième circonscription du Doubs qui ont voté en faveur du candidat UMP Charles Demouge. En attendant les consignes de vote décidées par le bureau politique du parti d'opposition mardi, son élimination au premier tour laisse les militants dans l'expectative.

La position de Paris ne fera pas le vote local

Nicolas Sarkozy a décidé de se donner 48 heures pour trancher entre maintenir le cap du "ni-ni" - ni FN, ni PS - ou se ranger derrière le candidat PS pour éviter l'élection d'une troisième députée frontiste. Dans le fief du candidat défait, à Fesches-le-Châtel, certains militants attendent avec impatience de connaître le positionnement officiel de l'UMP.  "Ce sera en fonction des décisions qui seront prises, explique Huguette. Je suivrai leurs consignes. J'essaie d'être bon élève", abonde Raymond.

D'autres, en revanche, veulent croire à leur libre arbitre et refusent de suivre les décisions de la direction parisienne à la lettre. "C'est du chiffonnage ça ! On demande aux gens d'aller voter, ils votent ce qu'ils veulent !", s'agace ainsi Pascal, 47 ans, devant le tabac-presse de la petite commune de Franche-Comté. 

On n'en veut plus de cette gauche de merde !

Un ouvrier de l'usine PSA de Sochaux, à Fesches-le-Châtel

Sur le terrain, le front républicain peine à se constituer. Entre le PS et le FN, certains militants ne cachent leur préférence pour le parti de Marine Le Pen. "Le front républicain, ça fait des années qu'on entend ça. On ne bouge pas. Il n'y a rien qui changera. C'est toujours pareil. Donc dimanche ce sera FN. J'espère que la gauche sera battue", lâche un ouvrier de l'usine PSA de Sochaux.

Le "ni-ni", par défaut ?

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Moins radicaux, ils sont malgré tout plusieurs à exprimer leur volonté de voter pour le candidat socialiste dimanche prochain. "Comment faire autrement après les beaux rassemblements du 11 janvier", explique une électrice UMP.  "Le FN et ses tracts anxiogènes contre le péril islamiste, on n'en veut pas", confie un autre. Mais choisir le front républicain revient à valider la thèse d'un système UMPS défendue par Marine Le Pen, regrette encore Gérard. 

Reste alors l'option du "ni-ni". Une ligne initiée par Nicolas Sarkozy en 2011 et maintenue par Jean-François Copé de 2012 à 2014. Selon Le Monde, le président de l'UMP devrait camper sur cette position mardi. Un moindre mal qui laisserait finalement les électeurs libres de leurs choix.

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