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Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Lyon, le 27 février 2026.
Crédit : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
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En meeting à Lyon jeudi 26 février, alors que La France insoumise est en pleine tourmente après la mort de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon a renouvelé son soutien au mouvement anti-fasciste de la Jeune Garde mais a également ciblé la presse. Dans son viseur notamment ? Le traitement de l'affaire Epstein par les autorités et les médias français.
"Rappelez-vous qu'il y a à France info une cellule investigation qui reçoit directement les infos des flics qui eux mêmes les trouvent chez les juges et les disent ensuite dans le journal", a-t-il débuté. "Voilà le droit à la défense, allez-vous faire voir. Le secret de l'instruction, ce sera une autre fois..." "Sauf s'il s'agit de l'affaire Epstein", a lancé Jean-Luc Mélenchon, accusant l'ancienne ministre Nicole Belloubet d'avoir "bloqué l'enquête" en France lorsqu'elle était garde des Sceaux, entre 2017 et 2020.
Et le leader insoumis de s'interroger ensuite sur la prononciation choisie par les médias et la classe politique pour parler de l'affaire Epstein. "L'affaire Epstein ? Ah, je voulais dire 'Epstine', pardon ! Cela fait plus russe, alors maintenant vous direz 'Einstine' au lieu d'Einstein, 'Frankenstine' au lieu de Frankenstein. Voilà, tout le monde comprend comment il faut faire", a-t-il ironisé.
La séquence est visible à partir de 50 minutes et 43 secondes dans la vidéo ci-dessous, diffusée sur le compte Youtube de Jean-Luc Mélenchon.
"N'en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, un élève de 5ème sait qu'en anglais, "Epstein" se prononce "Epstine". Les journalistes ne font donc que prononcer un nom américain… à l'américaine. Voir dans cette prononciation une manipulation est un délire complotiste aux vrais relents antisémites. Quelle que soit la prononciation, Mélenchon reste un synonyme de l'indignité politique", a réagi sur X Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
"Le nouvel antisémitisme en France s'écrit en 3 lettres : L-F-I. Face à LFI, il n'y a qu'une seule attitude possible : le combat. Que chacun prenne ses responsabilités. Que chacun fasse le ménage. Pas une voix pour ces antisémites", a de son côté accusé Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations. Sur RTL, l'ancien ministre de l'Économie Éric Lombard estime lui aussi vendredi que Jean-Luc Mélenchon "est antisémite".
"J'ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec 'Epstine' un nom pour 'russifier' le problème. Consternante réaction de ceux qui y voient de l’antisémitisme. Ça pose question sur leurs réelles motivations sur cette question. L'antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet", a répondu sur X le leader insoumis, alors que la polémique enfle.
"Au contraire j'ai longuement expliqué dans mon discours pourquoi il fallait tenir la religion loin de la politique. La façon de prononcer ce nom a fait l'objet de nombreux articles de presse sans soulever aucune polémique. La brutalisation de la vie politique est du côté de ceux qui veulent nous faire taire à force de menaces et d'insultes à tous propos. Ils suscitent délibérément la violence contre LFI", a-t-il poursuivi.
Ciblant "les croûtons" et "la vieille presse indignée", "JLM" est par ailleurs revenu sur la conférence de presse réservée aux "nouveaux médias numériques", souvent marqués à gauche, qu'il a tenue en début de semaine et pour laquelle de nombreux médias nationaux, dont l'AFPTV, Libération et LCI, n'ont pas obtenu d'accréditation.
"Nous ne renoncerons pas" à trier les médias, a assumé Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant ces derniers de "menteurs". Le septuagénaire s'en est notamment pris à BFMTV, qui diffusait le meeting lyonnais contre sa volonté. Il a appelé les spectateurs de la chaîne d'information en continu à plutôt suivre son allocution sur sa propre chaine Youtube.
Les candidats déclarés aux élections municipales à Lyon : Jean-Michel Aulas (soutenu par la droite et le centre), Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise), Grégory Doucet (Les Écologistes), Alexandre Dupalais (UDR, soutenu par le Rassemblement national), Georges Képénékian (divers centre, sans étiquette), Nathalie Perrin-Gilbert (divers gauche).
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