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Le Porge sacrifié dans l'incendie en Gironde ? Le président de la Nouvelle-Aquitaine assure sur RTL qu'il n'y a "pas de complot", les sinistrés attendent des réponses du gouvernement

Les habitants de ce village de Gironde, évacués face à l'incendie, retrouvent leurs domiciles ce lundi 3 août. La colère prévaut : nombre d'entre eux estiment que leur commune, où plus de 180 maisons ont pris feu, a été négligée par les autorités au profit du Cap-Ferret. Un collectif s'est monté pour obtenir des réponses. Le premier ministre a dénoncé dimanche "une douleur instrumentalisée par des complotistes".

Une maison détruite par le feu dans la commune du Porge (Gironde)

Crédit : Ed JONES / AFP

Le Porge sacrifié dans l'incendie en Gironde ? Sébastien Lecornu dénonce "une douleur instrumentalisée par des complotistes", les sinistrés attendent des réponses du gouvernement

00:01:43

Sacha Dubesset

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Un retour progressif à la vie normale et une amertume tenace pour certains sinistrés en Gironde. Les habitants de Lège-Cap-Ferret et du Porge vont être autorisés à regagner leurs domiciles ce lundi 3 août. Ils ont fait partie des 220.000 personnes évacuées dans le département, ravagé ces derniers jours par un mégafeu qui a parcouru 42.000 hectares. 

Pour certains, ce retour à la maison sera amer : nombre d'entre eux ne retrouveront que des cendres. Entre colère, épuisement et sentiment d'avoir été négligés par les autorités au profit du Cap-Ferret, les habitants du Porge se sont organisés en collectif et ont annoncé leur intention de porter plante au pénal

Ce village est l'un des épicentres de l'incendie : plus de 180 maisons y ont été détruites. Sébastien Lecornu a annoncé ce week-end la nomination d'un coordinateur national pour gérer la reconstruction des zones sinistrées dans La Tribune Dimanche. Une promesse qui n'apaise en rien la grogne des habitants. D'autant que le premier ministre a vivement balayé les accusations de négligence des sinistrés : "Je leur réponds que c'est faux". Leur "douleur est aujourd'hui instrumentalisée par des complotistes sur les réseaux sociaux", a-t-il dénoncé, ajoutant que "les pompiers prennent leurs décisions selon un seul critère : sauver des vies humaines". 

"Notre collectif n'est pas dans la polémique politique"

Une réponse qui ne convainc pas les habitants, organisés au sein d'un collectif qui rassemble déjà plus de 700 personnes. Ludivine Daurignac, représentante de l'organisation, explique à RTL : "Notre collectif n'est pas dans la polémique politique actuellement. Il est simplement là pour obtenir des réponses de notre gouvernement :  qu'est-ce qui s'est passé, quels moyens ont été mis en place, quelles décisions ont été prises dans la gestion de cet incendie."

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"Nous sommes abandonnés", déplore Olivier, Porgeais de naissance, au micro de RTL. "Le mal est fait, on n'a plus rien. Plus de forêt, plus de baraques, plus rien. C'est trop tard, fallait réagir avant qu'on brûle. Là, le village est mort, il n'y a plus de village. Et je ne pense que la plupart des habitants vont reconstruire. Ils vont vendre leurs terrains et ils vont déménager." 

Invité de RTL, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a fait état ce lundi d'une "vraie détresse" des habitants du Porge, qu'il faut "comprendre". Mais il assure qu'il n'y a pas de "complot', selon lui.

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Une instrumentalisation "complotiste", selon Sébastien Lecornu

Deux réunions sont prévues aujourd'hui autour de la préfète de Gironde Sophie Brocas. L'une sur l'avenir des forets l'autre sur la situation inquiétante des entreprises locales impactées par l'incendie. Lors d'un point presse mercredi 29 juillet, elle s'était exprimée sur les critiquent qui entourent la prise en charge du Porge. 

"J'entends dire que nous aurions détourné les moyens. Toutes les questions sont légitimes. Tout le monde a le droit de poser des questions et nous devons y répondre. C'est notre devoir et le travail sera fait en transparence, avec rigueur, mais quand l'événement sera terminé. Je l'ai dit, je le redis, le temps de la crise n'est pas celui de l'explication."

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