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Le Parti socialiste va-t-il devoir supprimer des emplois ?

Selon "Le Monde", le Parti socialiste va devoir faire face à un "plan social massif". Entre 50 et 70 personnes pourraient être licenciées, soit "au moins la moitié des salariés".

Le Parti socialiste (image d'illustration)
Le Parti socialiste (image d'illustration)
Crédit : Nicolas Messyasz//NICOLASMESSYASZ_0011_2017_08_27b_220a/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1708271613
Marie-Pierre Haddad

"Une saignée" sociale. C'est avec ces mots que Le Monde annonce, ce lundi 16 octobre, que "le Parti socialiste va devoir se séparer d'au moins la moitié de ses salariés". Le journal affirme qu'entre "cinquante et soixante-dix personnes devraient être concernées par ces licenciements économiques qui seront mis en place dans les jours qui viennent". En cause, l'année électorale qui s'est soldée par des défaites et qui a plombé les finances du parti encore au pouvoir il y a six mois.

Cité par Le Monde, Jean-François Debat, trésorier du parti, explique que le Parti socialiste passe de "28 millions d'euros de budget annuel à 8 millions. Soit une perte de 100 millions sur cinq ans". Un cadre du parti "craint des mesures drastiques" : "Nous étions 120 salariés. Une vingtaine est déjà partie depuis un an, avec des démissions ou des départs à la retraite. Il en reste donc une centaine. Et on va devoir se séparer de la moitié ou plus... La situation est explosive". 

On attache une certaine importance à l'éthique sociale et à la probité. Nous sommes le PS !

Un élu au comité d'entreprise

Le journal cite la direction du Parti socialiste qui refuse de confirmer ou d'infirmer les informations. "Sur ce sujet, quelle que soit la réalité des choses, nous sommes légalement interdits de dire quoique ce soit avant d'en avoir parlé aux organisations syndicales et au comité d'entreprise", avance le trésorier du parti. La masse salariale est "d'environ 12 millions d'euros. Une équation impossible à tenir", note le journal.

Le projet de licenciement prévoit le départ d'au moins dix personnes sur une période de 30 jours. Un élu au comité d'entreprise, cité anonymement par Le Monde, confie qu'il n'y a "ni coup fourré, ni anicroches" dans le "plan de sauvegarde de l'emploi (..) On attache tout de même une certaine importance à l'éthique sociale et à la probité. Nous sommes le Parti socialiste !". Mais rien n'est moins sûr pour les salariés. Un permanent ne peut s'empêcher de souligner que "souvent, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés. Solférino n'a jamais eu un respect scrupuleux du droit du travail...".

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