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"Le mur, on le frappera et on le frappera fort" : sur RTL, la mise en garde du ministre de l’Économie si le budget 2027 n'arrive pas à être voté

Roland Lescure a appelé les oppositions à la responsabilité en vue de la présentation future du budget de l'État pour 2027, lequel devrait être présenté en octobre prochain.

Roland Lescure, sur RTL lundi 7 septembre.

Crédit : RTL

"Le mur, on le frappera et on le frappera fort" : sur RTL, la mise en garde du ministre de l'Économie si le budget 2027 n'arrive pas à être voté

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"Le mur, on le frappera et on le frappera fort" : sur RTL, la mise en garde du ministre de l'Économie si le budget 2027 n'arrive pas à être voté

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Alexis Lalemant

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L'échéance approche, et inquiète. Sur RTL ce lundi 7 septembre, le ministre de l'Économie Roland Lescure a mis en garde contre l'éventualité d'une impossibilité de trouver un compromis pour le budget du pays en 2027. Il a appelé à la responsabilité des partis politiques pour ne pas bloquer le vote du Projet de loi finances qui devrait être présenté au mois d'octobre selon le ministre.

"C'est facile aujourd'hui de dire, franchement, ce budget, il ne me plaît pas, je le censure. C'est plus compliqué de dire, ce budget, puisque je veux présider la France, je vais peut-être en hériter. Je serais capable de le corriger, parce qu'on sait bien qu'un président qui arrive avec un nouveau gouvernement peut corriger le budget adopté. L'alternative, parce qu'ils se refilent tous la responsabilité les uns les autres en disant 'moi je vais censurer', c'est qu'on n'a pas de budget. Et si on n'a pas de budget, là le mur on le frappera et on le frappera fort.", a averti Roland Lescure. 

"Ça veut dire des taux d'intérêt qui montent de manière très forte, des crédits plus difficiles à avoir, une inflation qui monte, des taux du découvert qui peuvent monter. Si on perd la confiance de ceux qui nous prêtent pour faire tourner la France, la France ne tournera plus", a ajouté le ministre au micro de Céline Landreau.

Des économies "dans les dépenses de fonctionnement de l'État"

Questionné sur la possibilité d'agir sur l'épargne salariale des Français pour effectuer des économies, le ministre n'a toutefois pas souhaité dévoiler de mesures concrètes qui auraient pu être actées par le gouvernement dans le but de ramener le déficit à un objectif de 5%. 

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"Il n'y a rien d'acquis aujourd'hui, mais j'entends bien que, et c'est pour ça que je suis un peu gêné par ces idées de mesures qui sont égrenées les unes après les autres, derrière chaque mesure, il y a une bonne raison de ne pas la faire", a analysé le ministre de l'Economie. 

Avant de concéder : "Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien... On va dans le mur. Donc moi, je souhaite pouvoir présenter un budget global, équilibré. Je dirais aussi juste que possible. (...) Je souhaite que la France reste sur les rails de la croissance et de la soutenabilité budgétaire. C'est ma responsabilité."

Pour rentrer dans les clous, Roland Lescure affirme que de nombreuses économies vont être faites dans les dépenses du pays, "beaucoup dans les dépenses de fonctionnement de l'État, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale (...)".

Le gel des retraites encore et toujours au centre des débats

Sur la brûlante question des retraites et d'un éventuel gel de l'indexation des pensions, mesure que Roland Lescure avait lui-même évoqué à la mi-août, le locataire de Bercy a assuré entendre "les préventions des uns et des autres, par exemple, sur est-ce qu'il faut que les retraités fassent un effort". 

"J'ai envie de retourner la question. Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts, sauf les retraités, qui pour certains d'entre eux, en tout cas, sont dans une situation, je dirais, de revenus relativement favorables ? La réponse est évidemment non.", a estimé Roland Lescure.

Roland Lescure a par ailleurs commenté l'élection d'Ulrich Siegmund, au lendemain de la victoire du candidat du parti d'extrême droite de l'Afd, faisant ainsi part de sa préoccupation récemment partagée avec des chefs d'entreprise allemands. 

"Ils ratent visiblement la majorité absolue de peu, mais la probabilité quand même que l'extrême droite, et c'est vraiment de l'extrême droite dure de chez dure, gouverne un land, donc une région allemande, elle est aujourd'hui réelle. Ça montre qu'on a un défi majeur face à une vague populiste qui est mondiale aujourd'hui et face à laquelle on doit résister. Mais ce n'est pas facile que l'Allemagne, y compris l'Allemagne de l'Est, tombe aux mains de l'extrême droite. C'est évidemment un signal très très préoccupant", s'est inquiété Roland Lescure. 

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