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Le maire de Valenciennes Laurent Degallaix condamné à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire

L'édile Horizons était jugé pour "complicité de prise illégale d'intérêts" et "subornation de témoin". Condamné ce jeudi 30 avril, il va devoir démissionner de son mandat.

Laurent Degallaix, maire de Valenciennes, le 25 octobre 2018

Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP

AFP & Juliette Vignaud

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Le maire de Valenciennes est fixé sur son sort. Laurent Degallaix a été condamné ce jeudi 30 avril à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, pour subornation de témoin et prise illégale d'intérêts, dont l'audience rocambolesque s'était tenue en pleine campagne des municipales. L'édile Horizons va devoir démissionner de son poste à l'hôtel de ville, où il a été réélu en mars dernier.
Laurent Degallaix, 60 ans, maire de Valenciennes depuis 2012, était notamment soupçonné d'avoir fait pression pour faire embaucher une femme avec qui il avait une relation intime dans une société en charge du stationnement dans la commune. Il était également jugé pour avoir tenté de la convaincre d'abandonner une plainte qu'elle avait déposée contre lui. 

Il était en outre accusé d'avoir, en utilisant son statut de maire, accéléré le licenciement d'une autre femme, proche d'opposants politiques. Le parquet, assurant que l'image renvoyée par le maire était celle du "dieu qui décide tout" à Valenciennes, avait également demandé un an d'emprisonnement avec détention à domicile sous surveillance électronique, et une amende de 25.000 euros. 

"Gravité des manquements" qui ont "porté atteinte à l'image des fonctions électives

Le procureur avait souligné à l'audience la "gravité des manquements" qui ont "porté atteinte à l'image des fonctions électives" ainsi que la "réitération" des faits, Laurent Degallaix ayant déjà été reconnu coupable d'une infraction du même type.

Son avocat, Me Philippe Simoneau, après avoir tenté en vain, des heures durant, d'obtenir un report du procès après les élections, avait dénoncé des réquisitions "totalement disproportionnées" s'apparentant à une "exécution politique". L'avocat des parties civiles, Me Joseph Breham, avait estimé à l'inverse que les réquisitions étaient "parfaitement logiques".

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Trois autres hommes sont également jugés dans cette affaire.

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