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Bientôt 2 euros le litre ? "Les prix des carburants vont encore augmenter", assure un économiste sur RTL

Avec la guerre au Moyen-Orient, le cours du pétrole s'est envolé. Pour Philippe Chalmin, professeur à l'Université Paris-Dauphine, la hausse du prix des carburants ne fait que commencer.

Une pompe à essence dans une station-service (image d'illustration).

Crédit : AFP

Bientôt 2 euros le litre ? "Les prix des carburants vont encore augmenter", assure un économiste sur RTL

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Anne-Sophie Lapix & La rédaction numérique de RTL

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C'est le sujet d'inquiétude du moment. Avec la guerre au Moyen-Orient, le cours du pétrole s'est envolé. Contre 60 dollars en début d'année 2026, un baril coûte désormais 85 dollars. Mécaniquement, cet emballement se fait ressentir à la pompe à des milliers de kilomètres de la zone de conflit. 

Selon les prix à la pompe recensés par Bercy, le litre de SP-95/E10 se vendait, ce jeudi 4 mars au matin, en moyenne à 1,78 euro, 7 centimes de plus que le 27 février avant le déclenchement de la guerre. Localement, les prix monteraient en réalité bien plus. Certaines stations-service auraient pris 30 centimes en une semaine. 

Selon Philippe Chalmin, économiste et professeur à l'Université Paris-Dauphine, cette hausse des prix n'est qu'un début. "Les prix des carburants vont encore augmenter", assure-t-il sur RTL. Cela devient possible "puisqu'on ne voit pas de fin à ce conflit vers l'Iran".

Et pour lui, les conséquences pourraient être lourdes. "Si on atteignait les 100 dollars le baril, nous serions très probablement assez proches des 2 euros le litre pour du SP95", avance celui qui est président de Cyclope, publication annuelle consacrée au monde des matières premières. 

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Outre la hausse des prix, la crainte d'une pénurie de carburant est vive. Si ce n'est pas une réalité aujourd'hui, cela pourrait finir par l'être pour Philippe Chalmin. "Si le conflit dure au-delà d'un mois, là, le marché mondial commencerait à avoir des problèmes d'ajustement et on pourrait se trouver dans des situations de limitation de consommation", a-t-il conclu. Pas de quoi apaiser les plus anxieux. 

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