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"Le banquier central français ment" : Mélenchon et Bompard répondent au gouverneur de la Banque de France sur l'annulation d'une partie de la dette publique

Le chef de file et le coordinateur national du mouvement insoumis interpellent Emmanuel Moulin, qui a fait part ce vendredi sur RTL de son opposition à leur proposition d'effacer une partie de la dette publique.

Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 9 mars 2026

Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Benjamin Pierret - édité par AFP

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Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard répondent au gouverneur de la Banque de France. Invité de RTL ce vendredi 11 septembre, Emmanuel Moulin a qualifié la proposition de LFI d'annuler une partie de la dette publique française d'"illégale, dangereuse et inutile". Le fondateur du parti et son coordinateur national réagissent en l'accusant de diffuser "de fausses informations", et défendent leur proposition. 

"Le banquier central français ment en diffusant de fausses informations", écrit ainsi Jean-Luc Mélenchon sur X. Il accuse Emmanuel Moulin d'entretenir une "amitié politique avec le président Macron" et de "soutenir les bobards de ses amis politiques."


Dans un second message, il poursuit : "Ceux qui nous ont ruinés veulent maintenant nous étrangler en se mêlant des débats de la campagne présidentielle, alors qu'ils sont tenus à une obligation de réserve !"

Un danger pour la place de la France dans la zone euro, selon Emmanuel Moulin

Dans son intervention sur RTL, Emmanuel Moulin a déclaré que cette proposition d'effacement d'une partie de la dette est "illégale parce qu'elle est contraire aux traités", "dangereuse parce qu'elle crée de l'inflation" et "inutile" car elle "ne réduit pas le déficit budgétaire". 
Une telle mesure, qui n'a "reçu aucun écho en Europe", conduirait, selon lui, à sortir la France de la zone euro : "La zone euro, c'est une copropriété. Donc si on ne paye pas les charges de copropriété, les autres copropriétaires vont nous dire, les amis, vous allez sortir", a-t-il imagé. Et d'évoquer les réticences futures à prêter à la France si celle-ci supprime une partie de sa dette : "On va avoir beaucoup plus de mal à emprunter sur les marchés, on va payer des taux d'intérêt beaucoup plus forts, et ca va être préjudiciable pour les Français."

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En réponse, Manuel Bompard reprend les arguments insoumis sur X : "rien dans les traités européens ne dit ce que la BCE doit faire des titres de dettes des États dont elle dispose", assure-t-il, ajoutant que "rien ne permet d’accréditer la thèse d’une hausse d’intérêt en raison d’une congélation des titres de dette des États détenus par la BCE" et que "les opérations de rachats de titre de dette par la BCE n’ont pas créé d’inflation."

La dette publique en France s'élevait, mi-2025, à environ 3,5 milliards d'euros. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde a jugé jeudi qu'annuler la dette française détenue par l'institution monétaire, constituerait une "violation pure du traité" sur l'Union européenne. 

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