2 min de lecture

"La cacophonie de la rentrée” : sur RTL, la représentante syndicale Sophie Vénétitay souligne la difficulté de mettre en place l’interdiction des portables dans les lycées

Alors que l'interdiction du téléphone portable dans les lycées entre en vigueur dès cette rentrée de septembre, les enseignants déplorent une mesure difficile à mettre en place. La secrétaire générale du Snes-FSU estime qu'il n'est vraisemblablement pas possible d'interdire les portables dès le retour des élèves dans les lycées ce mardi.

Une adolescente sur son téléphone portable (image d'illustration).

Crédit : Unsplash

Sophie Vénétitay sur l'interdiction du portable au lycée : "La cacophonie de la rentrée"

00:06:23

Laurène Rocheteau

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

Une rentrée sans téléphone portable ? Alors que les élèves reprendront dès mardi le chemin du lycée, ils devront le faire sans leur téléphone portable, puisque son interdiction dans les lycées, mesure voulue par Emmanuel Macron, entrera en vigueur dès cette rentrée. 

Une mesure plus facile à instaurer en théorie qu'à mettre en pratique en réalité, souligne sur RTL la secrétaire générale du syndicat Snes-SFU, Sophie Vénétitay, elle-même professeur de sciences économiques dans un lycée d'Essonne. 

"C'est d'autant moins facile à faire appliquer que la mesure est arrivée la semaine dernière et que dans les prochains jours, non, les téléphones portables ne seront pas interdits dans les lycées", explique la représentante syndicale, qui souligne qu'il "va falloir du temps, de la concertation pour mettre à jour le règlement intérieur pour savoir exactement ce qu'on fait", alors même que les professeurs ne feront leur rentrée que ce lundi. 

Des questions autour de la place du numérique

Un délai très court pour mettre en place cette interdiction, qui soulève en réalité bien d'autres problématiques : "Il va se poser plein d'autres questions sur la surveillance, les sanctions, ce qu'on fait du téléphone portable, du travail éducatif aussi autour du numérique." Sophie Vénétitay pointe du doigt un "double discours du ministère, qui d'un côté interdit le téléphone portable et qui, de l'autre côté, fait une véritable promotion du numérique". 

"D'un côté, on nous dit qu'il faut utiliser des tablettes, des ordinateurs, qu'il faut utiliser plein de nouveaux logiciels, et de l'autre côté, on nous dit pas de téléphone portable", explique-t-elle. Un discours paradoxal qui vient "faire partie un peu de la cacophonie de la rentrée", souligne la représentante syndicale. 

Un mouvement de grève pour les salaires

D'autant que cette rentrée commence sur les chapeaux de roue pour les enseignants, qui prévoient déjà un mouvement social : une grève nationale aura lieu le 29 septembre prochain pour alerter sur la question des salaires, tandis que le Snes-FSU a lui-même déposé "un préavis de grève pour toute la semaine de la rentrée et pour l'ensemble du mois de septembre". 

Les enseignants déplorent des salaires trop bas alors même qu'Emmanuel Macron promettait en 2022 une augmentation de 10% des salaires "sans condition pour tous les enseignants", rappelle Sophie Vénétitay, pour qui le président "a échoué sur la question des salaires, comme il a échoué sur bien d'autres points de l'Éducation nationale". 

Pour la représentante syndicale, la question des salaires participe au manque d'attractivité du métier, alors même que les enseignants se préparent à nouveau à une rentrée où "il n'y aura pas un professeur devant chaque classe". 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée