1 min de lecture François Hollande

L'origine de l'impopularité de François Hollande selon Jean-Christophe Cambadélis

LE GRAND JURY - Le premier secrétaire du Parti socialiste estime que l'impopularité du Président est le fruit d'une ambiguïté qui s'est nouée pendant la primaire de 2011, construite "sur une confusion".

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Primaire de la gauche : "Emmanuel, n'aie pas peur", exhorte Cambadélis Crédit Image : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS | Crédit Média : Olivier Mazerolle | Durée : | Date :
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Olivier Mazerolle et Ludovic Galtier

À la stupeur générale, François Hollande a renoncé à briguer un second mandat en 2017. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Jean-Christophe Cambadélis explique que "le président de la République a constaté son impopularité due à la politique de redressement qu'il a menée". Comment une telle désillusion a-t-elle été possible ?  "Une grande partie de la droite voulait se débarrasser de Nicolas Sarkozy mais ne voulait pas du programme de la gauche. À peine, Nicolas Sarkozy était tombé qu'ils se sont désengagés du soutien à la politique de la gauche."

Pour le député de Paris, une partie de l'explication de l'impopularité du président remonte à la période précédant son élection en 2012. "(Elle vient) d'une ambiguïté qui s'est nouée au deuxième tour de la primaire de la gauche (en 2011). Le président était plus bas qu'il ne le pensait, et Arnaud Montebourg qui était sur une ligne totalement différente du président a appelé à soutenir François Hollande. Les deux lignes ont cohabité, le deuxième tour a été construit sur une confusion", regrette Jean-Christophe Cambadélis.

L'échec de la stratégie de la synthèse associée à François Hollande ?

Le premier secrétaire du PS conforte les doutes qu'émettait à l'époque Martine Aubry. La maire de Lille qualifiait le programme de François Hollande de "flou". "Elle avait raison et je n'ai pas compris que des gens qui étaient en accord avec elle (Arnaud Montebourg, ndlr) ne l'est pas soutenue au deuxième tour. Et à partir de là s'est composé un gouvernement où il y avait les deux lignes, d'où les couacs, les cacophonies."

Une analyse, qui remet ainsi en cause toute la stratégie développée par François Hollande au cours de son parcours politique : l'art de la synthèse. Manuel Valls devrait donc faire campagne en assumant la loi El Khomri et le le CICE. "Cette primaire va dénouer quelque chose qui s'est noué dans la précédente primaire", conclut Jean-Christophe Cambadélis qui ne soutiendra officiellement aucun candidat.

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