1 min de lecture

"L'événement attirait très peu de gens" : à Vierzon, la municipalité d'extrême droite annule la commémoration de l'abolition de l'esclavage

Le 10 mai, est commémorée dans toute la France l'abolition de l'esclavage. Mais à Vierzon, la municipalité d'extrême droite, nouvellement élue, a décidé d'annuler la cérémonie. Justifiant notamment cette décision par le peu d'attrait provoqué par un tel événement et les coûts engendrés par son organisation.

La cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage à Paris, le 10 mai 2025

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Justine Audollent

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Une journée de commémoration annulée pour cause d'économies. La nouvelle municipalité d'extrême droite de Vierzon (Cher) a décidé qu'il n'y aura aucune cérémonie en ce dimanche 10 mai, journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, rapporte ICI Berry

Yves Husté, adjoint au maire en charge de la Jeunesse, à l'Enseignement supérieur et aux Anciens combattants, justifie ce choix en indiquant que cette journée commémorative "ne fait pas partie des 12 dates officielles". Cette cérémonie est cependant instituée par un décret de Jacques Chirac publié le 31 mars 2006.

Une cérémonie qui coûte 1.500 euros

Autre justification avancée par l'élu : le niveau d'attractivité de l'événement. "C'est surtout parce que cet événement attirait très peu de gens. C'est un fait historique, c'est-à-dire que l'on n'est pas près de revoir des Hommes qui vont faire le commerce d'autres Hommes, qui vont les entraver avec des chaînes au cou pour vendre ces Hommes, selon le travail qu'ils peuvent produire. Qui peut croire ça aujourd'hui ?", explique-t-il. 

Il ajoute que la ville a besoin de faire des économies et chiffre le coût d'une telle cérémonie à 1.500€, rapporte ICI Berry.

À lire aussi

Mais cette annulation fait grincer des dents la gauche. "Une municipalité d'extrême droite ne veut pas faire la cérémonie de l'abolition de l'esclavage et de la traite des êtres humains, donc ça montre la réalité", commente Nicolas Sansu, député du Cher et membre du groupe gauche, démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale, évoquant une "faute" de la part de la mairie. L'élu estime par ailleurs que l'argument du coût n'est pas valide. "Ça coûte un bouquet de fleurs, un micro que l'on met dehors et on dit un mot", résume-t-il. Il a organisé de son côté une cérémonie pour "ne pas oublier".

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info