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"L'État se comporte comme un profiteur de crise" : Marine Le Pen dénonce "des recettes indues" liées à la flambée des carburants

En déplacement en Hongrie, la leader du Rassemblement national a fustigé l'action du gouvernement dans la crise du prix des carburants. Le RN appelle régulièrement à un abaissement de 20% à 5,5% de la TVA sur les carburants, une mesure toutefois contraire aux règles européennes.

Marine Le Pen lors d'un déplacement en Hongrie le 23 mars 2026

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Marine Le Pen fustige l'action du gouvernement dans la crise des prix des carburants. L'État "se comporte comme un profiteur de crise" et perçoit "des recettes indues" du fait de la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient, a dénoncé la cheffe de file du Rassemblement national, mardi 24 mars.

"Au moment où on se parle, l'Etat fait des recettes indues" et "obtient des financements supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu, précisément parce que l'augmentation du prix entraine l'augmentation corrélative des taxes", a déclaré la cheffe des députés Rassemblement national, à l'issue de la traditionnelle réunion hebdomadaire des chefs de groupes à l'Assemblée. 

"C'est un fait, c'est mécanique (...) il y a un renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA du fait de l'augmentation des prix", a-t-elle insisté.

Depuis le début de la guerre contre l'Iran, déclenchée fin février par les Etats-Unis et Israël, les prix à la pompe ont bondi d'au moins 20 centimes par litre d'essence, et 40 centimes pour le gazole - dont plus de la moitié de taxes sur ces carburants.

"L'État se comportant comme un profiteur de crise, compte tenu de l'angoisse dans laquelle cette augmentation plonge les Français, ce n'est pas admissible", a-t-elle ajouté, appelant à "trouver des solutions, non pas pour dégrader le budget de l'Etat, mais pour qu'au moins il ne se comporte pas comme un profiteur de crise".

Le RN appelle régulièrement à un abaissement de 20% à 5,5% de la TVA sur les carburants - contraire toutefois aux règles européennes. Plusieurs pays européens ont cependant mis en œuvre des mesures de ce type, comme l'Espagne, l'Italie ou le Portugal. Le gouvernement français s'est pour l'heure contenté des aides directes à la trésorerie pour certains secteurs touchés de plein fouet comme la pêche, les transports et l'agriculture.

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