2 min de lecture Georges Tron

L'avocat général préconise l'annulation du renvoi de Georges Tron aux assises pour viols

Le ministère public a demandé à la Cour de cassation que les charges retenues contre l'ancien secrétaire d'État à la fonction publique soient réexaminées.

L'ancien secrétaire d'État UMP à la fonction publique, Georges Tron, le 13 juin 2012 à Draveil (Essonne).
L'ancien secrétaire d'État UMP à la fonction publique, Georges Tron, le 13 juin 2012 à Draveil (Essonne). Crédit : AFP / KENZO TRIBOUILLARD
Christophe Chafcouloff
Christophe Chafcouloff
et AFP

L'avocat général a demandé mercredi 1er avril à la Cour de cassation d'annuler le renvoi de Georges Tron (UMP) aux assises pour viols, afin que les charges contre l'ancien secrétaire d'État soient de nouveau examinées. Didier Boccon-Gibod a estimé que la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris renvoyant Georges Tron aux assises n'était pas suffisamment motivée. La Cour rendra sa décision vendredi 3 avril.

Motifs "dubitatifs" et "hypothétiques"

Après deux ans et demi d'enquête, l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique a bénéficié d'un non-lieu en 2013, les juges d'instruction d'Evry ayant estimé qu'il n'existait pas de charges suffisantes pour le renvoyer devant les assises pour viols sur deux anciennes employées de sa mairie de Draveil. Mais, après appel des plaignantes, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a finalelment renvoyé Georges Tron devant les assises. Cet arrêt "procède par considérations générales" et "surtout par des motifs dubitatifs, hypothétiques", a fait valoir M. Boccon-Gibod.

Mes Didier Bouthors et Emmanuel Piwnica, avocats respectifs de M. Tron et de Brigitte Gruel, son ancienne adjointe à la Culture renvoyée aux assises à ses côtés, ont dénoncé les mensonges des deux plaignantes. 
L'avocat de ces dernières, Me Patrice Spinosi, a quant à lui dénoncé le fait que l'on ait "cherché à les salir, à les décrédibiliser". Sur 398 décisions rendues ces 20 dernières années dans des situations comparables, il n'y a eu que quatre cassations, a-t-il souligné.

Tron règle ses comptes avec l'UMP

Réélu dans son canton de Draveil lors des élections départementales dans l'Essonne, Georges Tron avait fustigé sa famille politique, l'accusant de "s'être couchée". Désavoué par l'UMP, le président du Conseil général (désormais départemental) de l'Essonne avait maintenu sa candidature à la présidence du département mais les élus de droite avaient choisi François Durovray, le maire de Montgeron, pour les représenter.

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