1 min de lecture

"Khmers verts" : Marine Tondelier porte plainte contre le maire RN Steeve Briois

La chef de file des écologistes a porté plainte contre le maire RN de Hénin-Beaumont qui avait qualifié des opposants, dont elle faisait partie, de "Khmers verts" lors d'un conseil municipal le 18 novembre.

Marine Tondelier.

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

La cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a confirmé avoir porté plainte contre le maire RN de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois, pour "injures publiques" après qu'il a notamment qualifié des opposants dont elle fait partie de "Khmers verts" lors d'un conseil municipal.

Dans une publication sur son compte X mardi soir, l'élue d'opposition à Hénin-Beaumont a dénoncé les "attaques" de l'édile "pour brutaliser et insulter l'opposition au quotidien", assurant que "depuis douze ans", Steeve Briois "se livre à toutes les humiliations et intimidations" pour les faire taire.

Lors du Conseil municipal du 18 novembre, le maire de ce bastion du Rassemblement national avait notamment qualifié à plusieurs reprises les élus d'opposition de "talibans" et d'"hystériques". "Vous êtes des Khmers verts qui ne supportez-rien", avait-il également lancé selon une vidéo de la séance.

Dans sa plainte déposée devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais) le 11 février et consultée par l'AFP, la cheffe des Ecologistes, qui ne se représente pas aux municipales du 15 mars, assure également que M. Briois l'a appelée "Attila Tondelier" et décrite comme "pire que Staline". "Quelle que soit l'issue de cette plainte, elle est aussi un signal d'alarme", a-t-elle ajouté sur X.

Le débat à ce moment-là au conseil municipal portait sur les délégations de services publics attribuées par la mairie dans le domaine de la petite enfance. Mme Tondelier "s'est contentée d'interroger le maire sur le choix" de l'entreprise privée People and Baby, "pour assurer la gestion de la crèche de la commune", avait indiqué à l'AFP son avocat Me Tewfik Bouzenoune, peu après le conseil.

"Les termes utilisés relèvent de la liberté d'expression déjà employés entre adversaires politique", s'était défendu M. Briois, sollicité en novembre par l'AFP. Il avait accusé Mme Tondelier de "nous insulter et insulter la population de +fachos+".

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info