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La droite à domicile, "Le Pen qui montre patte blanche" et "match entre Attal et Philippe" : quel candidat a remporté le premier débat de la présidentielle ?

Lors du premier grand débat de la présidentielle 2027 organisé à l’université d’été du Medef, Marine Le Pen, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier et Bruno Retailleau ont confronté leurs positions sur les retraites, les salaires, la dette et l’écologie.

Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier lors du premier grand débat du 27 août 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Marie-Pierre Haddad

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La première bataille. La campagne présidentielle vient de débuter avec le premier débat qui a opposé les sept principaux candidats à l'élection présidentielle, lors de l'université d'été du Medef ce jeudi 27 août. 

La favorite des sondages, Marine Le Pen, mais aussi Édouard Philippe, Gabriel Attal, et Bruno Retailleau, Jean-Luc Mélenchon qui serait en passe de se qualifier pour le second tour selon notre dernier sondage, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier ont ainsi échangé pendant plus de trois heures sur la dette, les salaires, la réindustrialisation, les retraites et l'écologie.

Que faut-il en retenir ? Quel candidat s'est détaché de ses adversaires ? Au micro de RTL, Alain Duhamel confie ne pas avoir été surpris sur le fond. "Mais j'ai trouvé que chacun avait un corpus intellectuel bien clair et bien différent de celui des autres", a-t-il expliqué. Selon l'éditorialiste, "cette confrontation" a permis de "voir que la droite de Retailleau n'est pas la droite de Philippe ; de voir que Mélenchon conteste à sa manière, mais Tondelier d'une autre manière", a-t-il détaillé. Quant à "la psychologie des personnages", c'était "assez révélateur et même quelquefois assez cru", a-t-il souligné. 

Une double cible pour Glucksmann

Jonathan Bouchet-Petersen, éditorialiste politique au journal Liberation salue la bonne tenue du débat : "On a connu pire entrée en campagne". Il a rappelé que certains candidats "jouaient objectivement et idéologiquement à domicile" en faisant face au Medef, citant le candidat Les Républicains Bruno Retailleau, le candidat Horizons Édouard Philippe et le candidat Renaissance Gabriel Attal. Le candidat Horizons a cherché à "asphyxier une bonne fois pour toutes Bruno Retailleau en perdition dans les sondages", indique l'éditorialiste chez Libération.

L'enjeu était aussi de taille pour Marine Le Pen qui jouait la crédibilité économique de son programme. La candidate RN "venait montrer patte blanche", estime Jonathan Bouchet-Petersen qui souligne des "évolutions" sur certaines mesures et "la marque" de Jordan Bardella au RN. Elle n'a pour autant pas reculé sur la réforme des retraites : "Elle est restée stoïque et sur ses fondamentaux", a-t-il ajouté. 

Raphaël Glucksmann avait quant à lui deux adversaires. Le premier "sur le terrain des valeurs" qui était Marine Le Pen et l'autre "sur le terrain du bilan" avec l'ambition écologique qui était Gabriel Attal, analyse l'éditorialiste politique de Libération. Quant à la répartie et la communication, "le spécialiste, c'est Gabriel Attal", estime Alain Duhamel. 

L'éternel débat de la réforme des retraites

Le sujet de la réforme des retraites a occupé une bonne partie des réponses des sept candidats. Un débat qu'Alain Duhamel qualifie de "politiquement très précis" et d'"économiquement très imprécis". Édouard Philippe n'a pas évoqué d'âge précis de départ à la retraite, malgré les multiples relances. "Il a été relancé six fois", a noté Jonathan Bouchet-Petersen. Un élément confirmé par Alain Duhamel qui note "une grande différence entre Édouard Philippe et Marine Le Pen qui n'est pas négligeable".

À droite, Bruno Retailleau serait passé à côté de l'exercice pour l'éditorialiste de Libération. "Il n'y a quasiment pas une phrase qui a impacté", estime-t-il. En réponse, Alain Duhamel n'a pas trouvé qu'il était "mauvais dans son expression". "Je sentais bien que les autres considéraient qu'il n'était pas très important, ça se voyait dans leurs comportements. Le match était entre les anciens Premiers ministres. Chacun des deux essayait d'être plus crédible que l'autre", a-t-il souligné

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