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"Jamais nous ne baisserons les yeux" : sur RTL, Amine Kessaci apporte son soutien au maire d'Alès, menacé par la DZ Mafia

Le conseiller municipal et métropolitain marseillais, Amine Kessaci, revient sur RTL sur les menaces de la DZ Mafia ciblant le maire d'Alès. Lui-même victime de menaces pour son engagement contre le narcotrafic, il apporte son soutien à l'élu et assure ne pas avoir l'intention de baisser les bras face à cette cause.

Amine Kessaci

Crédit : AFP

"Jamais nous ne baisserons les yeux" : sur RTL, Amine Kessaci apporte son soutien au maire d'Alès, menacé par la DZ Mafia

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Vincent Derosier & Laurène Rocheteau

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"Ils n'ont plus peur de s'en prendre à la République." Deux jours après l'exfiltration à son domicile du maire d'Alès, menacé par le clan de narcotrafiquants de la DZ Mafia, Amine Kessaci apporte sur RTL son soutien à Christophe Rivenq. Le jeune homme de 22 ans, aujourd'hui adjoint à la mairie de Marseille, a lui-même subi des menaces en raison de son engagement contre le narcotrafic, d'autant plus depuis la mort de son frère, tué par balle en novembre dernier. Il adresse aujourd'hui ses "voeux" au maire d'Alès : "Lorsque les conditions me le permettront, je viendrai à Alès à sa rencontre, je viendrai à Alès pour lui montrer mon soutien, pour lui dire que dans cette bataille il n'est malheureusement pas seul."

Au-delà de son soutien à l'élu, Amine Kessaci réitère la nécessité d'agir contre le narcotrafic, qui s'étend désormais bien au-delà des grandes villes comme Marseille, et qui touche désormais les villes moyennes comme Alès, avec ses 46.000 habitants. "La bonne question, c'est de se demander quelle zone de ce pays, quel endroit, quel village, quel territoire n'est pas sous l'emprise du narcotrafic. Les narcotrafiquants ne calculent pas leur implantation en fonction du nombre d'habitants (...). Ils calculent en fonction de leur bénéfice, et leur bénéfice est partout là où il y a des consommateurs. Donc les narcotrafiquants sont également implantés dans les petites communes, dans les petits villages, dans les moyennes villes, dans les grandes villes."

Un travail politique

Mardi, le président de l'Association des maires de France, David Lisnard, demandait sur RTL des actions au plus haut niveau de l'État pour lutter contre le narcotrafic, et notamment l'accélération de la loi qu'il a portée conjointement avec le sénateur Étienne Blanc. "Deux tiers des décrets ne sont toujours pas publiés", déplorait-il. Amine Kessaci souligne lui aussi sur RTL avoir conscience que "des réunions ont lieu au plus haut sommet de l'État" mais rappelle que "ces réunions-là ne peuvent se faire sans nous".

"On est prêts à mener ce travail, on est prêts à répondre de par nos vies, de par nos histoires à ces enjeux de lutte contre le narcotrafic", affirme-t-il. D'autant que les narcotrafiquants ont aujourd'hui appris à s'adapter face aux nouvelles législations : "Aujourd'hui, ils utilisent la loi, les contours de la même loi que nous avons votée pour se défendre. Lorsque les narcotrafiquants plaident dans les tribunaux, ils ne plaident plus non coupables. Ils sont en train de jouer sur les vices de procédure et c'est ce que font leurs avocats", met en garde Amine Kessaci. L'élu marseillais assure toutefois qu'il ne compte pas se laisser intimider : "Je pense parler pour le maire d'Alès et moi-même en disant que jamais nous ne baisserons les yeux", conclut-il. 

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