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"Jamais de ma vie, je ne me vois dans la position d'une tutrice" : Le Pen assure que Bardella sera "totalement libre" si elle doit renoncer à la présidentielle

À quelques jours de la décision attendue dans son procès en appel, Marine Le Pen a affirmé qu’elle ne se verrait pas en “tutrice” de Jordan Bardella si elle devait renoncer à la présidentielle 2027, tout en rappelant qu’elle reste la “candidate naturelle” du RN.

Jordan Bardella et Marine Le Pen

Crédit : AFP

Marie-Pierre Haddad

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Le mot de trop. À six jours du dénouement de l'avenir politique de Marine Le Pen avec la décision de son procès en appel, le porte-parole du Rassemblement national Philippe Ballard a laissé échapper une phrase qui a profité aux adversaires du RN. Sur Franceinfo le 1er juillet, le député RN de l'Oise était interrogé sur la place qu'occuperait Marine Le Pen dans la campagne de Jordan Bardella, dans l'hypothèse où la candidate doit renoncer à se présenter. 

Réponse : "On a posé la question à plusieurs reprises (à Marine Le Pen, ndlr). Je vous renvoie à ce qu’elle a répondu (...) Elle aura évidemment un rôle, elle sera une tutrice", a-t-il déclaré.

Une tutrice ? Selon la définition du Larousse, Marine Le Pen aurait donc sous sa tutelle une personne ayant "besoin de soutien, d'appui et de protection", Jordan Bardella à en croire la réponse du porte-parole du RN. Réalisant immédiatement sa maladresse, Philippe Ballard a précisé dans la foulée : "Comprenez le mot tel que je l’ai employé : si on se place dans l’hypothèse où Jordan Bardella est élu président de la République, évidemment que Marine Le Pen sera toujours une figure. Vous la connaissez depuis de longues années dans la vie politique française, on ne peut pas gommer une personne comme Marine Le Pen comme ça", a-t-il expliqué.

Interrogée sur cette sortie par LCI, Marine Le Pen a déclaré : "Jamais de ma vie, je ne me vois dans la position d'une tutrice". "Je laisse Jordan absolument, totalement libre", a-t-elle indiqué. "J'ai toujours dit, lorsque je suis devenue présidente du Rassemblement national, que mon père - qui en réalité aurait aimé le rester - était extrêmement présent dans les décisions que je pouvais prendre", se souvient-elle. "Je ne ferai pas la même chose à Jordan", a-t-elle ajouté.

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"Quand on acquiert une responsabilité, il faut l'assumer et l'assumer de façon totalement libre", a-t-elle appuyé tout en rappelant "discuter" avec Jordan Bardella "régulièrement". "Nous avons des conversations quasiment quotidiennes", a-t-elle ajouté précisant être "la candidate naturelle" de son parti.

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