2 min de lecture Chômage

Intermittents : un régime coûteux qui concerne plus de 250.000 personnes

DÉCRYPTAGE - L'Unedic et la Cour des comptes ne sont toutefois pas d'accord sur le coût des pertes liées à ce régime.

Une quarantaine de manifestants, chômeurs, intermittents, précaires, syndiqués du public et du privé, occupent le toit du Palais Brongniart, en 2007.
Une quarantaine de manifestants, chômeurs, intermittents, précaires, syndiqués du public et du privé, occupent le toit du Palais Brongniart, en 2007. Crédit : AFP
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Que va-t-on faire du statut des intermittents ? Régulièrement accusés d'être responsables d'un trou d'un milliard d'euros dans les caisses de l'assurance-chômage, les intermittents du spectacle sont au centre des attentions depuis que le Medef a proposé de supprimer leur régime. Ségolène Royal a, de son côté, proposé qu'ils soient affectés à des missions bénévoles "dans le système scolaire ou dans les maisons de retraite" entre deux contrats.

Selon un rapport parlementaire datant de 2013, 254.394 personnes ont cotisé au régime des intermittents au cours de l'année 2011. Si ce nombre est en augmentation constante, les revenus des intermittents n'ont, eux, pas progressé. Pour être indemnisés, les intermittents doivent justifier de 507 heures de travail sur dix mois. Un salarié du régime général doit, lui, justifier de 610 heures sur vingt-huit mois.

C'est cet écart qui est dénoncé par le Medef et, d'une manière générale, les détracteurs de ce système. L'indemnisation d'un salarié classique n'excèdera pas les 6.600 euros sur quatre mois, tandis qu'un intermittent touchera une quinzaine de milliers d'euros d'allocations en huit mois.

Lutter contre les abus

L'Unedic ne rejoint toutefois pas la Cour des comptes sur l'économie que représenterait le retour des intermittents au régime général. L'association l'estime en effet à 320 millions d'euros et non pas à 1 milliard d'euros.

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La lutte contre les abus est une piste que le Parlement préconise d'explorer afin de réduire les déficits. En cause, les sociétés de production qui comptent parmi leurs employés des intermittents qu'elles utilisent de manière continue. Une situation qui permet aux travailleurs de cumuler leur salaire et leurs indemnités. L'Unedic estime que ce cas englobe 4% des intermittents, tandis que la Cour des comptes estime ce taux à 15%.

Les CDD pourraient ainsi être requalifiés en CDI après 900 heures de travail auprès d'un seul employeur au cours d'une même année. Il est également envisagé d'interdire le cumul d'un travail à temps plein avec des allocations. Du côté des intermittents, on défend l'existence de ce régime et réfute les accusations d'abus. "On n'attend pas le chômage pour se faire plaisir. Nous ce qui nous intérese c'est de travailler. Personne ne peut imaginer que nous attendions chez nous, dans la chaleur de notre salon, que les Assedic tombent. C'est une honte de dire ça. On a besoin de ce système. Entre deux contrats, on a besoin de vivre", a déclaré Roland Timsit (FO Spectacle), sur l'antenne de RTL.

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Intermittents : un régime coûteux Crédit Média : Anaïs Bouissou | Durée : | Date :
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