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Front national : "Une victoire à la Pyrrhus pour Florian Philippot", dit Éric Zemmour

REPLAY / BILLET - Jean-Marie Le Pen a renoncé en PACA. Florian Philippot se frotte les mains. Mais avec la montée en puissance de Marion Maréchal-Le Pen, ça peut encore beaucoup changer au FN.

Éric Zemmour
Éric Zemmour
Crédit : Elodie Grégoire
Front national : "Une victoire à la Pyrrhus pour Florian Philippot", dit Éric Zemmour
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Front national : "Une victoire à la Pyrrhus pour Florian Philippot", dit Éric Zemmour
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Éric Zemmour

"La famille Le Pen a tout pour plaire à notre machine médiatique, qui n'aime rien tant que transformer la vie politique en affaire sentimentale, à romancer, à théâtraliser, à psychologiser", constate Éric Zemmour. On a ainsi Jean-Marie Le Pen en "chef de horde freudien et castrateur", en "roi Lear shakespearien trahi par ses filles", en "patriarche brûlant pour que rien ne lui survive".

Pour le journaliste, la bataille qui vient de s'achever au FN devait "beaucoup plus à la politique qu'à la psychanalyse". Il note que les propos du président d'honneur du Front national souhaitant la réconciliation entre gaullistes et pétainistes "n'avaient rien de neufs", Georges Pompidou ayant en son temps appelé à la réconciliation des "Français qui ne s'aimaient pas". 

La grande nouveauté réside dans "l'attaque violente" contre le programme économique du FN. "Retraite à 60 ans, 35 heures, augmentation des impôts : Le Pen n'a rien laissé debout", explique Éric Zemmour, pour qui il a rappelé qu'il était de droite et libéral, "deux gros mots dans le parti de sa fille".

La bataille qui vient de s'achever au FN doit plus à la politique qu'à la psychanalyse

Éric Zemmour

Le Pen a rappelé qu'il n'aimait pas les marxistes, poursuit-il, "même lorsqu'ils se cachaient sous les habits d'un patriote". Jean-Pierre Chevènement était désigné, mais c'était son "émule" Florian Philippot "qui était visé". Avec sa casquette d'énarque, ce dernier était accusé d'avoir "converti Marine à l'étatisme, au socialisme et au fiscalisme, et accessoirement de l'avoir détournée de la juste lutte contre le mariage homosexuel".

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"Avec le renoncement de Jean-Marie Le Pen aux régionales, Philippot a gagné une bataille. Mais avec la montée en puissance de Marion Maréchal-Le Pen, ce gaulliste fervent risque de perdre la guerre", analyse Éric Zemmour. Car la petite-fille réclame elle aussi une inflexion libérale et conservatrice : "Ni droite, ni gauche oui ! Mais pas ni droite, ni droite !"

Pour le journaliste, les départementales sont venues "à point nommé" pour donner raison au grand-père et à la petite-fille. 

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