2 min de lecture

"Faut-il cacher les choses ? La réponse est non" : cinq jours après son courrier explosif, Gérald Darmanin prend la parole et se défend

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a défendu son bilan à la tête du ministère de l'Intérieur, après avoir pointé du doigt les défaillances de la prise en charge des enquêtes de violences contre les mineurs dans un courrier adressé à Laurent Nuñez.

Après sa réunion avec les procureurs généraux, Gérald Darmanin évoque des "défaillances extrêmement graves" lors de l'affaire Lyhanna le 8 juin 2026.

Crédit : Behrouz MEHRI / AFP

"Reprocher des choses qu'on a soi-même construites" : à droite comme à gauche, la lettre de Darmanin sur les défaillances de la prise en charge des enquêtes pour violences sur mineurs vivement critiquée

00:01:26

Plana Radenovic - édité par Julien Benesteau-Tellier

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

Sous le feu des critiques depuis la divulgation d'un document interne destiné à son homologue de l'intérieur Laurent Nuñez, le ministre de la Justice Gérald Darmanin persiste et signe. Dans ce document de douze pages, adressé le 29 juillet par le garde des Sceaux à Laurent Nuñez, Gérald Darmanin synthétise les remontées d'informations établies par les parquets généraux sur ces contentieux devenus la priorité de son ministère depuis la vague d'indignation provoquée par l'affaire Lyhanna.

Dossiers "fantômes", enquêtes à l'abandon ou perdues, manque d'effectifs... En pointant les nombreuses défaillances dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants, Gérald Darmanin s'est attiré les foudres des services de police. L'Association nationale de police judiciaire (ANPJ) a dénoncé "l'hypocrisie" et "la trahison" du garde des Sceaux. Sur RTL, Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UNI1TÉ, a pour sa part pointé du doigt l'inaction des ministres de l’Intérieur, dont Gérald Darmanin (en poste du 6 juillet 2020 au 21 septembre 2024). "Nous le disons depuis des années, nous disons qu'il y a une insuffisance des effectifs, qu'il y a un blocage du logiciel numérique qui ne fonctionne pas", a-t-elle déploré.

"Y a-t-il encore assez d'officiers de police-judiciaire ? La réponse est non."

Face à cette tempête médiatique, Gérald Darmanin a répliqué au détour d'un déplacement à la prison de Réau (Seine-et-Marne) mercredi 12 août au micro de RTL. "Je pense qu'il n'y a pas eu un ministre de l'intérieur depuis de très nombreuses années qui a donné autant de moyens aux policiers et aux gendarmes, s'est défendu le ministre de la Justice. J'ai créé 8.000 postes de policiers, plus de 4.000 postes de gendarmes et y a-t-il encore assez d'officiers de police-judiciaire ? La réponse est non. Y a-t-il des endroits où il manque des officiers de police-judiciaire ? La réponse est Oui."

Gérald Darmanin s'est encore justifié sur la nature de ce document, qui n'était pas censé être dévoilé au grand public en l'état : "On a échangé (avec Laurent Nuñez, ndlr), on s'est vu à plusieurs reprises au mois de juillet et encore au mois d'août et je lui ai fait parvenir cette note qui n'avait pas de raison d'être rendue publique parce qu'elle disait : "Ici ou là, il y a une difficulté entre les magistrats et les services d'enquêteurs". Ce n'est pas la majorité des cas en France." "Faut-il cacher les choses ? La réponse est non", a-t-il encore affirmé.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée