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Failles de sécurité à Nice : "Arrêtons ce jeu délétère !", demande Jean-Marie Le Guen

INVITÉ RTL - Excédé par les critiques visant le gouvernement depuis l'attentat de Nice, le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement s'est livré à un plaidoyer pour l'État de droit sur l'antenne de RTL, vendredi 22 juillet.

Jean-Marie Le Guen, invité de RTL le 22 juillet 2016
Jean-Marie Le Guen, invité de RTL le 22 juillet 2016
Crédit : Maxime Carignano / RTL
Failles de sécurité à Nice : "Arrêtons ce jeu délétère !", demande Jean-Marie Le Guen
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Jean-Marie Le Guen, invité de RTL le 22 juillet 2016
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L'invité de RTL du 22 juillet 2016
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Benjamin Hue
Benjamin Hue

"Je le dis franchement avec beaucoup de solennité : arrêtons ce jeu délétère". Le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen est apparu très remonté au micro de RTL, vendredi 22 juillet. Dans le viseur du proche de Manuel Valls, les attaques répétées et virulentes à l'encontre du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et sa gestion de l'attentat survenu à Nice le soir du 14 juillet. Le secrétaire d'État vise tout particulièrement le quotidien Libération dont une enquête a pointé des incohérences dans la communication du locataire de la place Beauvau sur le dispositif de sécurité mis en place le soir du drame.

"S'il y a eu des erreurs, Bernard Cazeneuve en est victime", assure Jean-Marie Le Guen. "Bernard Cazeneuve a été victime d'attaques, un quotidien l'a traité de menteur, a parlé de mensonge, de dissimulation alors que tout a été depuis rendu public de façon très claire. En fait, c'est le journal qui s'est trompé dans l'interprétation", assure-t-il au micro de Jérôme Chapuis. 

Appelant à "l'unité face au terrorisme", le secrétaire d'État déplore "la recherche du scoop" et "de la défiance", qui confine, selon lui, à "un populisme", et rappelle qu'une enquête administrative a été diligentée par le procureur afin que "la transparence soit faite".

Vers une commission d'enquête parlementaire

Jean-Marie Le Guen refuse que cette évaluation technique de l'Inspection générale de la police nationale soit perçue comme une mise en cause de la municipalité niçoise. "Je veux bien qu'on aille sur ce terrain-là, mais dans ce cas, il n'y a plus d'État de droit dans le pays. Si un certain nombre de journalistes, de commentateurs, de responsables politiques mettent en cause le fonctionnement de la justice et des services administratifs de l'État, alors c'est une thèse qui est extrêmement dangereuse pour la démocratie", juge-t-il. 

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Le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement indique au passage qu'une commission d'enquête parlementaire aura très probablement lieu, "elle est de droit, personne n'en doute", lâche-t-il, assurant que "si des fautes étaient avérées, elles seront sanctionnées". "Ne faisons pas croire que dans ce pays, il n'y a pas tous les instruments dans la diversité des opinions et des statuts qui fasse que toute la lumière soit faite de façon transparente", précise-t-il. 

"Ce qui n'est pas transparent", selon lui, ce sont les propos "d'un certain nombre de gens" qui sont "dans un dérapage notoire" et "ne sont pas à la hauteur des événements", regrette-t-il, citant expressément "Mr Estrosi", qu'il appelle à "reprendre ses esprits", alors que la ville de Nice a fait savoir vendredi matin qu'elle s'opposait à la suppression des images de vidéosurveillance conformément à l'injonction du procureur de la République de Paris, soucieux d'éviter les fuites et la diffusion d'images de l'attentat.

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