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Épinglée par la Cour des comptes, Rachida Dati met en cause des proches de Nicolas Sarkozy

Accusée d'avoir facturé des vêtements de luxe au ministère de la Justice, Rachida Dati dénonce une "cabale politique".

Rachida Dati le 6 octobre 2014 à Paris
Rachida Dati le 6 octobre 2014 à Paris
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

"Le ministère de la Justice ne m'a jamais financé de dépenses personnelles ou acheté un quelconque vêtement" assure ce jeudi 14 mai Rachida Dati, après les révélations du Point. L'ancienne garde des Sceaux a été épinglée en janvier par une décision de la Cour des comptes pour près de 9.000 euros de dépenses indues, notamment de vêtements, et 180.000 euros de dépenses de communication lorsqu'elle était au ministère selon l'hebdomadaire.

L'ancienne ministre UMP s'est dit ce jeudi sir iTÉLÉ victime d'une "cabale politique" dans son propre camp. "J'en ai parlé à Nicolas Sarkozy, je sais que son entourage... Rappelez-vous en 2010, ils ont failli me faire tomber, ils n'ont pas réussi parce que la justice était de mon côté", a-t-elle souligné. Elle était alors soupçonnée par des proches du chef de l'État de l'époque de diffuser des rumeurs sur la vie privée de l'actuel président de l'UMP.

Je ne laisserai pas faire. S’ils veulent me qualifier, comme certains dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, de voleuse de poules, d’arabe, de beurette... Certains me traitant de 'zoubida'... Maintenant stop!

Rachida Dati

"Je ne laisserai pas faire. S’ils veulent me qualifier, comme certains dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, de voleuse de poules, d’arabe, de beurette... Certains me traitant de 'zoubida'...  Maintenant stop ! Sans vous parler des attaques sexistes. Si on veut me ramener sur le fric, sur le bling-bling, ça va, mais ce n’est pas le cas", a fustigé Rachida Dati.

"Je n'ai jamais rien dit, on m'a proposé d'écrire des livres, j'ai toujours refusé mais maintenant, trop c'est trop !", a-t-elle menacé. Elle a aussi annoncé une plainte en diffamation contre Le Point. Enfin, elle a sommé Pierre Giacometti, conseiller de Nicolas Sarkozy, de s'expliquer sur les marchés qu'il détenait alors auprès de certains ministères, dont le sien, obtenu selon elle "à leur insu". Quelque 180.000 euros auraient selon la Cour des comptes servi à des dépenses de communication dans le cadre de contrats passés avec la société Giacometti-Péron.

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