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Crise des carburants : le gouvernement va présenter de "nouveaux dispositifs d'aide et de soutien" demain à Bercy

Le couple exécutif se déploie cette semaine pour tenter de calmer la grogne sociale sur les carburants, dont les prix flambent et entament le pouvoir d'achat, devenu un thème majeur de la campagne présidentielle.

Le ministère de l'Économie et des Finances dans le quartier de Bercy à Paris. (Illustration)

Crédit : Ludovic Marin / AFP

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Les 3 infos à retenir
  • Le gouvernement présentera mardi 22 septembre lors d'une conférence de presse de nouvelles mesures d'aide aux Français pour compenser la flambée des prix des carburants.

  • La conférence de presse se tiendra à Bercy à 17 heures. Les "nouveaux dispositifs d'aide et de soutien" seront présentés par les ministres Maud Bregeon (porte-parole et Energie), Roland Lescure (Économie), David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Catherine Chabaud (Pêche) et Serge Papin (PME, Commerce). Ils répondront ensuite aux questions des journalistes.
  • Emmanuel Macron sera lui interviewé jeudi à 20 heures par TF1 et France 2, dans un contexte où le chef de l'État multiplie les alertes sur les tensions géopolitiques, qu'il s'agisse de la Russie ou du Moyen-Orient. Il a déjà réuni vendredi les chefs de parti ou candidats à la présidentielle, dressant un tableau durable de la menace "hybride" russe et de la crise des prix de l'énergie.
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Le gouvernement présentera de nouvelles aides lors d'une conférence de presse demain

Alerte

Le gouvernement va présenter, demain, lors d'une conférence de presse de nouvelles mesures d'aide aux Français pour compenser la flambée des prix des carburants, annonce le porte-parolat à l'AFP. 


La conférence de presse se tiendra à Bercy à 17 heures. Les "nouveaux dispositifs d'aide et de soutien" seront présentés par les ministres Maud Bregeon (porte-parole et Énergie), Roland Lescure (Économie), David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Catherine Chabaud (Pêche) et Serge Papin (PME, Commerce). Ils répondront ensuite aux questions des journalistes. 

Comment l'E85 permet de réduire fortement son budget carburant

Face à la flambée des prix à la pompe, de plus en plus d'automobilistes se tournent vers l'E85 pour alléger leur budget carburant. Ce superéthanol, moins cher que le gazole ou le sans-plomb, nécessite toutefois un véhicule essence et l'installation d'un boîtier homologué. 

Dans la Marne, Fabrice assure avoir économisé entre 2.600 et 2.900 euros depuis mars 2022 après avoir converti sa voiture. Malgré une surconsommation d'environ 20%, l'opération reste jugée rentable. Les ventes de boîtiers ont d'ailleurs été multipliées par trois depuis février.


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Ces automobilistes choisissent l'illégalité avec le carburant agricole

Avec la flambée du prix du gazole, certains automobilistes choisissent de rouler illégalement au GNR, le gazole non routier normalement réservé au monde agricole. Ce carburant, identifiable à sa couleur rouge, est vendu moins cher que le diesel classique. 

En Lorraine, RTL a rencontré un artisan de 50 ans, père de quatre enfants, qui reconnaît y avoir recours grâce à l'aide d'un agriculteur. Il dit économiser entre 250 et 300 euros par mois. Une pratique totalement illégale, mais qu'il assume. Selon un avocat en droit routier, cette fraude peut entraîner jusqu'à 3 ans de prison, une amende importante et la confiscation du véhicule.

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Une gérante ferme les pompes de sa station-service plutôt que de vendre du carburant trop cher

À Mercy-le-Bas, en Meurthe-et-Moselle, la gérante d'une station-service a choisi de ne plus réapprovisionner ses pompes tant que les prix du carburant restent trop élevés.

Julie Lahure dit refuser de vendre à un tarif qu'elle juge excessif pour ses clients et préfère les orienter vers le Luxembourg voisin, où les prix sont plus bas. 

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le ministre du travail n'exclut pas une "aide supplémentaire" pour les plus modestes

Invité de TF1 ce matin, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, affirme que le gouvernement va "finaliser ses mesures" qu'il proposera "jusqu’à la fin de l'année" lors des réunions prévues dans la journée.

Une aide supplémentaire pour les plus modestes "est sur la table", assure-t-il, évoquant des "aides ciblées", notamment pour les gros rouleurs.

Une annonce confirmée par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui assure que le gouvernement "travaille à de nouvelles aides". 

"très graves" et "irresponsables" : Laurent Nuñez fustige les appels aux blocages de responsables politiques

Alors que plusieurs candidats à l'Élysée ou responsables politiques craignent la résurgence de mouvements du type Gilets jaunes, qui protestaient à l'époque contre la hausse d'une taxe sur les carburants, certains, comme Fabien Roussel, appellent aux blocages.

Des appels "très graves, irresponsables et déconnectés du monde réel", d'après le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, interrogé sur BFMTV.

SUR RTl, Manuel Bompard appelle à un "blocage des prix"

Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, demande sur RTL un "blocage des prix" des carburants et des produits de première nécessité. Il cible aussi les marges des groupes pétroliers, des extracteurs et des raffineurs, qu'il juge excessives dans un contexte de pression persistante sur le pouvoir d'achat.

deux réunions prévues à matignon pour aider les français face à l'envolée des prix à la pompe

Sébastien Lecornu va tenir aujourd'hui deux réunions à Matignon avec des ministres.

La première, prévue à 11 heures, réunira les directeurs d'administrations centrales sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, perturbés par une guerre au Moyen-Orient qui s'éternise.

La deuxième, à 15h30, sera dédiée à "l'accompagnement à court et moyen terme" des Français face à l'envolée des prix à la pompe.

le prix des carburants atteint des records

Bonjour et bienvenue dans ce direct, consacré à la flambée des prix des carburants, et de la grogne sociale qui en découle.

Le prix du gazole évoluait dimanche à près de 2,41 euros en moyenne en France, selon une analyse par l'AFP des données publiques, un nouveau record en pleine crise géopolitique où les approvisionnements sont fortement perturbés.

Côté essence, le SP95-E10, carburant le plus vendu en France, évolue depuis plus d'une dizaine de jours au-dessus de son pic de 2022. Dimanche matin, il était vendu en moyenne à plus de 2,17 euros le litre, et le SP98 à 2,28 euros.

À bientôt pour un nouveau direct

C'est la fin de ce direct consacré à la crise des carburants et à la flambée des prix à la pompe. Merci d'avoir suivi ce live avec nous. Nous continuerons à suivre l'évolution des prix et les mesures annoncées dans les prochaines heures et prochains jours. 

Le gouvernement présentera de nouvelles aides lors d'une conférence de presse demain

Alerte

Le gouvernement va présenter, demain, lors d'une conférence de presse de nouvelles mesures d'aide aux Français pour compenser la flambée des prix des carburants, annonce le porte-parolat à l'AFP. 


La conférence de presse se tiendra à Bercy à 17 heures. Les "nouveaux dispositifs d'aide et de soutien" seront présentés par les ministres Maud Bregeon (porte-parole et Énergie), Roland Lescure (Économie), David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Catherine Chabaud (Pêche) et Serge Papin (PME, Commerce). Ils répondront ensuite aux questions des journalistes. 

"La fin du mois est plus que compliquée"

Reste le cas de ceux qui ne remplissent pas les critères pour bénéficier d'un soutien. C'est notamment la situation d'Éric, cuisinier au chômage. Il explique continuer à beaucoup rouler, notamment pour conduire ses enfants à l'école, avec 35 kilomètres aller-retour chaque jour.

"Je suis un gros rouleur, mais le problème, c'est que je ne travaille pas, donc je ne suis pas crédible aux yeux de l'État. Je ne rentre pas d'argent. Je ne peux même plus mettre 50 euros de côté. La fin du mois est plus que compliquée. Il y a quelques années, ça ne me dérangeait pas de faire 20 ou 25 kilomètres pour aller bosser. Là, je regarde à 5 ou 10 kilomètres autour de moi. C'est quand même restreint au niveau des annonces", témoigne-t-il sur RTL. 

Éric ne devrait toutefois pas être concerné par d'éventuelles nouvelles aides, qui resteraient ciblées sur les secteurs et les ménages les plus exposés.

"Mais ça va changer quoi dans ma vie ?"

Sébastien Lecornu a réuni à deux reprises les acteurs concernés ce jeudi. Une première réunion a porté sur les approvisionnements en pétrole et en gaz. Une seconde, organisée dans l'après-midi, était consacrée aux mesures d'accompagnement à court et moyen terme pour les Français.

Pour l'heure, aucune annonce n'a encore été faite. Mais les gros rouleurs aux revenus modestes, estimés à 3 millions de personnes, attendent des réponses concrètes.

Séverine, aide à domicile à temps partiel, a bien perçu l'aide destinée aux gros rouleurs. Mais cette aide de 100 euros ne lui a apporté qu'un soulagement très limité. "100 euros, c'est très bien. Je vais pouvoir aller mettre de l'essence, oh youpi ! Mais ça va changer quoi dans ma vie ? Le mois prochain, ce sera la même galère ? Moi, je ne cherche pas à avoir des aides. Je cherche à ce qu'on puisse vivre mieux au quotidien, c'est-à-dire qu'ils baissent les prix. Le 15 du mois, à un moment, c'est fini. On se fait raquetter", déplore-t-elle.

À ce stade, le gouvernement ne semble toutefois pas envisager une baisse des taxes sur les carburants. Le ministre de l'Économie défend plutôt le principe d'une aide supplémentaire automatique, ciblée sur les grands rouleurs.

Comment l'E85 permet de réduire fortement son budget carburant

Face à la flambée des prix à la pompe, de plus en plus d'automobilistes se tournent vers l'E85 pour alléger leur budget carburant. Ce superéthanol, moins cher que le gazole ou le sans-plomb, nécessite toutefois un véhicule essence et l'installation d'un boîtier homologué. 

Dans la Marne, Fabrice assure avoir économisé entre 2.600 et 2.900 euros depuis mars 2022 après avoir converti sa voiture. Malgré une surconsommation d'environ 20%, l'opération reste jugée rentable. Les ventes de boîtiers ont d'ailleurs été multipliées par trois depuis février.


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Comme les carburants, le prix du gaz grimpe avant l'hiver

La France aborde l'hiver avec un approvisionnement en gaz globalement sécurisé, ce qui écarte à ce stade le risque de pénuries. 

Mais les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent de pousser les prix à la hausse, comme ceux des carburants. Le tarif de référence du gaz augmentera encore de 6,3% au 1er octobre, après +5,6% en août. 

Selon la CRE, la facture moyenne pourrait grimper d'environ 120 euros sur un an si cette tendance se prolonge. Le gouvernement met en avant des stocks en voie d'être remplis et le maintien du chèque énergie pour les ménages modestes. Pour l'électricité aussi, la hausse du gaz pèse sur les marchés, même si la France reste mieux protégée que ses voisins.

Ces automobilistes choisissent l'illégalité avec le carburant agricole

Avec la flambée du prix du gazole, certains automobilistes choisissent de rouler illégalement au GNR, le gazole non routier normalement réservé au monde agricole. Ce carburant, identifiable à sa couleur rouge, est vendu moins cher que le diesel classique. 

En Lorraine, RTL a rencontré un artisan de 50 ans, père de quatre enfants, qui reconnaît y avoir recours grâce à l'aide d'un agriculteur. Il dit économiser entre 250 et 300 euros par mois. Une pratique totalement illégale, mais qu'il assume. Selon un avocat en droit routier, cette fraude peut entraîner jusqu'à 3 ans de prison, une amende importante et la confiscation du véhicule.

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Une gérante ferme les pompes de sa station-service plutôt que de vendre du carburant trop cher

À Mercy-le-Bas, en Meurthe-et-Moselle, la gérante d'une station-service a choisi de ne plus réapprovisionner ses pompes tant que les prix du carburant restent trop élevés.

Julie Lahure dit refuser de vendre à un tarif qu'elle juge excessif pour ses clients et préfère les orienter vers le Luxembourg voisin, où les prix sont plus bas. 

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Les infirmières libérales "se déplacent à perte"

Avec la flambée des prix des carburants, les infirmières libérales alertent sur des déplacements devenus "à perte" pour assurer les soins à domicile. Elles dénoncent une indemnité forfaitaire de 2,75 euros, versée par l'Assurance maladie et "inchangée depuis janvier 2024".

Selon  le syndicat représentatif Convergence infirmière, certaines interventions rapportent à peine "1,23 euro" après frais de déplacement, soit "moins de 3 euros/heure avant toute charge sociale et fiscale". Les représentants de la profession jugent la situation "pas soutenable" et rappellent que ces indemnités doivent aussi couvrir "l'achat du véhicule, l'assurance, les pneus, les révisions, l'entretien et les réparations". 

Ils réclament donc une revalorisation des indemnités, leur indexation sur les prix réels des carburants, ainsi qu'"un accès prioritaire" au carburant en cas de tensions d'approvisionnement.

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En Espagne ou au gazole agricole, ils cherchent à payer moins cher

Certains vont jusqu'à traverser la frontière, notamment pour faire le plein en Espagne.

"Le plein, il me revient à 90 euros en Espagne. En France, il me revient à 150 euros. Vous voyez le calcul ? C'est énorme. À croire que le pétrole d'ici, il doit venir d'ailleurs", témoigne un automobiliste au micro de RTL.

D'autres vont encore plus loin. Cet artisan explique utiliser du gazole agricole, une pratique pourtant formellement interdite lorsqu'on n'est pas autorisé à en bénéficier. 

"On se met en contact avec l'agriculteur, on est tous solidaires dans nos campagnes. Je vais chez lui, je remplis gratuitement, et moi, à côté de ça, quand il a besoin de gibier, quand il a des travaux à faire sur des sangliers, des petits travaux de forêt, ça fait entre 250 et 300 euros d'économie par mois. Peut-être qu'on vole l'État, c'est sûr, mais je sais que c'est de la fraude et qu'il y a du risque derrière. Mais voilà, je l'assume totalement et je continuerai à l'assumer", dit-il.

Quand faire le plein oblige à renoncer à certains trajets...

Au niveau national, le litre de gazole a donc franchi un nouveau cap, à 2,41 euros en moyenne. C'est un nouveau record. Le sans-plomb 95 dépasse, lui, les 2,17 euros le litre. Des prix qui deviennent difficiles à supporter pour de nombreux automobilistes et qui les poussent à revoir leurs habitudes.

Maël, fonctionnaire de police, limite désormais ses déplacements pour réduire sa facture de carburant. Son frère habite à Bourges, à trois ou quatre heures de route. "Je descendais peut-être deux fois par mois. Maintenant, je descends une fois par mois et encore. C'est un mois sur deux".

Une situation d'autant plus difficile pour lui que sa famille vit à La Réunion. "Malheureusement, c'est fou. Toutes mes familles sont à La Réunion. C'est le seul point d'attache que j'avais ici, en métropole. Du coup, c'est plus difficile", explique-t-il au micro de RTL

Attal appelle l'État à contacter les Français éligibles aux aides mais qui ne les ont pas demandées

Depuis le siège du parti Renaissance, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal réagit favorablement aux annonces du gouvernement concernant de nouvelles aides destinées à faire face à la flambée des prix des carburants.

"Ça va dans le bon sens", estime le patron de Renaissance, qui décrit la situation actuelle des carburants comme "la plus difficile depuis les années 1970".

Gabriel Attal souhaite maintenir "la logique" d'"aides ciblées aux Français qui travaillent". Il propose notamment que l'État contacte directement les quelque 1,5 million de Français qui seraient éligibles à ces aides mais ne les ont pas encore demandées.

Le patron de Renaissance s'en prend par ailleurs aux opposants politiques qui, selon lui, "mentent aux Français" en réclamant une baisse des taxes sur les carburants.

le patron de l’Union française des industries pétrolières affirme que "plafonner les prix" provequera "une pénurie de carburant"

Dans un entretien accordé au Parisien, Philippe Casbas, patron de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), affirme que "plafonner les prix ne ferait que provoquer une pénurie de carburant". Il réfute par ailleurs toute idée de "surmarges".

le ministre de l'économie martèle qu'il n'y "aura pas de baisse de taxes" sur le carburant

Alors que de nombreux responsables politiques réclament une baisse des taxes sur le carburant, Roland Lescure, ministre de l'Économie, balaye cette hypothèse : "il n'y aura pas de baisse de taxes", assure-t-il sur France Inter.

"Si on baisse les impôts, il faudra en trouver ailleurs", se justifie-t-il.

une manifestation de pêcheurs en cours à cannes

"La mer nous nourrit, l'État la détruit" : des pêcheurs sont actuellement mobilisés au Vieux-Port de Cannes, pour protester contre la flambée des prix des carburants.

Sur Instagram, le maire de la ville et candidat à la présidentielle, David Lisnard, apporte son "soutien total" aux pêcheurs. "Le problème n’est pas que dans le prix du carburant, le problème est l’absurdité des charges bureaucratiques qu’on impose désormais aux pêcheurs", écrit-il.

"Je suis désespérée" : les témoignages de français fragilisés par la crise des carburants

L'augmentation des carburants fragilise de plus en plus de Français. Sur RTL, Fabienne, 60 ans, et Damien, 41 ans, se confient sur le quotidien parfois difficile, où chaque dépense est comptée.

"Ça me met dans le rouge, même sans atteindre les 2,39 euros. Parce que, comme on dit, pas de véhicule, pas de travail. Et pas de travail, pas d'argent. Donc, c'est une boucle", déplore Fabienne. 

"Je ne fais aucun sacrifice pour mon fils. Moi, je fais beaucoup plus attention. J'ai changé ma manière de consommer. La viande, par exemple, les semaines où je n'ai pas mon fils, je n'en consomme pas", explique de son côté Damien.

le ministre du travail n'exclut pas une "aide supplémentaire" pour les plus modestes

Invité de TF1 ce matin, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, affirme que le gouvernement va "finaliser ses mesures" qu'il proposera "jusqu’à la fin de l'année" lors des réunions prévues dans la journée.

Une aide supplémentaire pour les plus modestes "est sur la table", assure-t-il, évoquant des "aides ciblées", notamment pour les gros rouleurs.

Une annonce confirmée par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui assure que le gouvernement "travaille à de nouvelles aides". 

"très graves" et "irresponsables" : Laurent Nuñez fustige les appels aux blocages de responsables politiques

Alors que plusieurs candidats à l'Élysée ou responsables politiques craignent la résurgence de mouvements du type Gilets jaunes, qui protestaient à l'époque contre la hausse d'une taxe sur les carburants, certains, comme Fabien Roussel, appellent aux blocages.

Des appels "très graves, irresponsables et déconnectés du monde réel", d'après le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, interrogé sur BFMTV.

SUR RTl, Manuel Bompard appelle à un "blocage des prix"

Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, demande sur RTL un "blocage des prix" des carburants et des produits de première nécessité. Il cible aussi les marges des groupes pétroliers, des extracteurs et des raffineurs, qu'il juge excessives dans un contexte de pression persistante sur le pouvoir d'achat.

deux réunions prévues à matignon pour aider les français face à l'envolée des prix à la pompe

Sébastien Lecornu va tenir aujourd'hui deux réunions à Matignon avec des ministres.

La première, prévue à 11 heures, réunira les directeurs d'administrations centrales sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, perturbés par une guerre au Moyen-Orient qui s'éternise.

La deuxième, à 15h30, sera dédiée à "l'accompagnement à court et moyen terme" des Français face à l'envolée des prix à la pompe.

le prix des carburants atteint des records

Bonjour et bienvenue dans ce direct, consacré à la flambée des prix des carburants, et de la grogne sociale qui en découle.

Le prix du gazole évoluait dimanche à près de 2,41 euros en moyenne en France, selon une analyse par l'AFP des données publiques, un nouveau record en pleine crise géopolitique où les approvisionnements sont fortement perturbés.

Côté essence, le SP95-E10, carburant le plus vendu en France, évolue depuis plus d'une dizaine de jours au-dessus de son pic de 2022. Dimanche matin, il était vendu en moyenne à plus de 2,17 euros le litre, et le SP98 à 2,28 euros.

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