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Emmanuel Macron : "J'ai la tête d'un moule, vous trouvez ?"

À l'occasion d'une visite à Clermont-Ferrand, le candidat du mouvement "En Marche" a défendu l'image de l'ENA, prestigieuse école dans laquelle il a fait ses classes.

Emmanuel Macron à Nevers, le 6 janvier 2017
Emmanuel Macron à Nevers, le 6 janvier 2017
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Emeline Le Naour & AFP

Celui qui réfute depuis des mois être un candidat du système a été une nouvelle fois obligé de s'expliquer sur son parcours d'excellence. À l'occasion d'une visite à Clermont-Ferrand, samedi 8 janvier, Emmanuel Macron s'est défendu d'être entré "dans un moule" lors de sa formation à l'École nationale d'administration (ENA), "une école de la République" qu'il refuse "d'attaquer". "J'ai la tête d'un moule ? Vous trouvez ? Je vous donne le sentiment d'être fait dans un moule ? L'ENA ce n'est pas un moule. C'est un moule pour qui veut le devenir", a déclaré à la presse l'ancien ministre, et candidat à la présidentielle de 2017, lors de sa visite du marché Saint-Pierre dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, après qu'un passant lui a reproché d'être "un produit du système".

"Avant que ce soit l'ENA, c'était quoi ? C'était le recrutement par copinage, par concours de bonnes manières, parce qu'on avait un parent ou un cousin qui était déjà dans la fonction publique. Moi, je préfère les concours de la République, ils sont méritocratiques", a considéré Emmanuel Macron. Voulant "défendre" cette école prestigieuse, l'ex-ministre de l'Économie a préféré dénoncer le système scolaire actuel "plus déterministe qu'il y a vingt ans".

Continuant de défendre l'école avec vigueur, le candidat a également déclaré : "Le vrai scandale, ce n'est pas l'ENA. C'est qu'il y a moins d'enfants de paysans ou d'ouvriers qui arrivent à l'ENA. Les épreuves qui sont mises au concours d'entrée parfois creusent encore ces injustices. C'est contre ça que je veux me battre", a-t-il fait valoir, avant de pointer du doigt "certains hauts fonctionnaires trop protégés". "Ça, il faut le revoir mais pas en les stigmatisant. Il faut simplement qu'ils aient les mêmes règles que les autres, qu'ils aillent prendre aussi des risques", a estimé Emmanuel Macron

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