1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Éleveurs en colère : François Hollande "lance un appel" à la grande distribution
2 min de lecture

Éleveurs en colère : François Hollande "lance un appel" à la grande distribution

Le chef de l'État demande aux grandes surfaces de payer plus cher la viande, afin que les agriculteurs ne vivent pas "que des aides".

François Hollande au ministère de la Défense à Paris le 13 juillet 2015.
François Hollande au ministère de la Défense à Paris le 13 juillet 2015.
Crédit : ALAIN JOCARD / POOL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

En déplacement en Lozère à l'occasion du Tour de France, François Hollande n'en oublie pas ses obligations de chef de l'État. Il a ainsi pris position, ce samedi 18 juillet, sur le conflit entre éleveurs et grande distribution en lançant "un appel" à cette dernière. Certains agriculteurs se trouvent dans une situation difficile en raison des cours actuels de la viande de porc et de boeuf, inférieurs aux coûts de production.

"Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer", a jugé François Hollande lors d'un déplacement à à Villefort, peu avant de se rendre sur le passage du peloton. "Je lance encore un appel à cette grande distribution pour qu'elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix". "Les grandes surface se sont engagées à augmenter sensiblement les prix pour qu'il y ait un soutien apporté aux producteurs. Nous veillerons à ce que cet accord soit respecté" et "à ce que l'approvisionnement français soit partout privilégié", avertit le président de la République. 

20.000 fermes en grande difficulté

"Si on veut que l'agriculture continue à vivre, et pas simplement à survivre, il faut lui apporter un soutien", estime-t-il. "Le soutien, c'est ce qu'on peut faire sur le plan fiscal en allégeant les contraintes." Interrogé sur la difficulté, pour les consommateurs, de payer la viande plus cher, il dit comprendre "le consommateur, qui fait au plus juste et qui prend un produit, même s'il vient de loin, dès lors qu'il est moins cher". "Il faut donner de l'information sur la qualité du produit, sur la sécurité. Ça a un prix", justifie-t-il. "C'est pour ça que le label France identifie le produit. C'est aussi la responsabilité des collectivités dans les cantines, cet été dans les centres de vacances. Il faut des achats de produits français", enjoint-il.

De nombreuses fermes françaises sont en grande difficulté : autour de 20.000, selon le ministère de l'Agriculture, qui prépare des aides d'urgence pour les éleveurs. Les filières de la viande bovine et de porc sont particulièrement touchées, ainsi que celle du lait. Pour répondre à ces crises, "depuis le 20 février dans chaque département, nous avons mis en place des cellules d'urgence", a indiqué le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Et "23 millions d'euros" ont déjà été débloqués pour financer "les allégements de charge, les reports et les effacements de cotisation MSA" - la mutualité sociale agricole. Des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux, pour les professionnels, qui réclament des actions plus profondes sur le désendettement et la compétitivité de leur filière.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/