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Élections régionales 2015 : "ni rapprochement, ni front républicain" avec le PS affirme Nicolas Sarkozy

Depuis Moscou, où il rencontrait Vladimir Poutine, le président des Républicains a affirmé que "chacun prendra ses responsabilités" à l'issue du premier tour des élections régionales.

Nicolas Sarkozy, lors de son "discours de Grenoble", le 30 juillet 2010
Nicolas Sarkozy, lors de son "discours de Grenoble", le 30 juillet 2010
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Eléanor Douet & AFP

Nicolas Sarkozy, président des Républicains se positionne à six semaines des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre prochain. En voyage à Moscou, où il a échangé avec Vladimir Poutine, l'ancien chef de l'État a affirmé sur BFMTV qu'il n'y aurait "ni rapprochement, ni front républicain" avec les socialistes pour contrer le Front national à l'issue du 1er tour, et ce malgré un sondage hissant le Front national en tête des intentions de vote pour le 1er tour"Chacun prendra ses responsabilités et analysera les résultats", a déclaré Nicolas Sarokozy depuis Moscou. "Je ferai tout pour que nos candidats gagnent parce que je ne crois pas que Mme Le Pen ait la moindre solution aux problèmes du pays", a-t-il lancé à destination de la présidente du Front national. 

Je vois bien que le Front national fait de nous l'adversaire privilégié.

Nicolas Sarkozy

"Je vois bien que le Front national fait de nous l'adversaire privilégié. Il y a deux combats emblématiques. L'un en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où Christian Estrosi mène une campagne remarquable. L'autre dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Xavier Bertrand est vraiment un candidat extrêmement pugnace". 

Interrogé sur l'échange qu'il a eu la semaine passée avec Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste à propos de la cinquième participation de Marine Le Pen à l'émission Des paroles et des actes, Nicolas Sarkozy a explique ; "M. Cambadélis m'avait écrit des choses que j'ai trouvées sensées. Il considérait que ce n'était pas le rôle du service public de faire la publicité de la présidente du Front national. J'ai considéré que ce qu'il disait était raisonnable et donc, j'ai saisi avec mes amis le CSA, et la décision a été prise par le CSA. C'est très bien ainsi".

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