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Élections municipales 2026 : vote blanc, vote nul... Quelles différences ?

Le premier tour des élections municipales 2026 a lieu ce dimanche 15 mars, tandis que le second tour est prévu dimanche 22 mars pour les communes concernées. Souvent considérés comme des actes similaires, les votes blancs et nuls ont pourtant des différences fondamentales.

Des électeurs déposent un bulletin de vote dans l'urne (illustration).

Crédit : Jc Milhet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

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Comment différencier un vote blanc d'un vote nul ? Les bureaux de vote présents dans les 34.875 communes de France accueillent ce dimanche les électeurs à l'occasion du premier tour des élections municipales 2026. Ces derniers seront chargés d'élire les conseillers municipaux de leur commune, qui se chargeront ensuite d'élire le maire et ses adjoints dès la première réunion du conseil municipal. 

Pour être comptabilisé dans les suffrages, le bulletin de vote doit être intact afin que le choix exprimé par l'électeur soit clair. Si le bulletin est déchiré, annoté, déposé dans l'urne sans enveloppe ou que cette enveloppe contient plusieurs bulletins différents, alors le vote est considéré comme nul. 

"Il est parfois difficile d’interpréter le sens d’un vote nul", note le ministère de l'Intérieur. "L’électeur n’a pas forcément souhaité que son vote soit nul (il a cru, par exemple, qu’une mention manuscrite ajoutée n’aurait aucune incidence). Mais il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats et programmes présentés."

Le vote blanc, un message politique ?

Un vote est considéré comme blanc lorsque l'électeur dépose dans l'urne une enveloppe vide ou contenant un bulletin vierge, sans nom de candidat. 

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"Sous la Ve République, la présidentielle, du fait du scrutin majoritaire à deux tours, a obligé les perdants du premier tour à donner des consignes de vote", rappelle Jérémie Moualek, maître de conférences en sociologie et auteur d'une thèse sur le vote blanc, interrogé par Philosophie Magazine. "Puisque l’abstention était disqualifiée, des candidats et des partis ont dit à leurs électeurs d’aller voter blanc : on a alors parlé, comme lors de la présidentielle de 1969, de 'vote blanc' alors même que l’expression a intégré le code électoral seulement en 2014."

Voter blanc est donc un acte souvent volontaire, porteur d'un sens politique. "À mi-chemin entre l’abstention et la participation électorale, le vote blanc peut être défini comme un acte par lequel l’électeur manifeste, lors d’une consultation électorale, son incapacité ou son refus d’exercer un choix parmi une offre politique", résume la Revue française de science politique.

Les votes blancs et les votes nuls sont décomptés et leur nombre sera communiqué lors de l'annonce des résultats, à partir de 20 heures de dimanche 15 mars. Ils n'entrent cependant pas en compte dans les suffrages exprimés et n'ont pas de conséquence concrète sur l'issue des élections.

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