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Le dépouillement du premier tour des élections législatives à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), le 7 juillet 2024.
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
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Le jeu des alliances peut commencer. Alors que les résultats du premier tour des municipales tombent ce dimanche 15 mars, les partis politiques commencent à donner leurs consignes pour le second tour.
À gauche, l'union semble compliquée alors que les tensions demeurent entre la France insoumise et le Parti socialiste. De l'autre côté de l'échiquier politique, le Rassemblement national veut tendre la main aux listes de droites "sincères" mais les Républicains disent vouloir continuer à s'opposer "à la gauche et au RN".
LFI "tend la main", "partout où la droite et l'extrême droite" menace. Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise, a pris la parole pour se féliciter de la "progression remarquable" de son parti lors du premier tour. Surtout, il a affirmé que les "Insoumis agiront concrètement pour protéger le peuple français" et donc "tend la main" aux listes "partout où la droite et l'extrême droite menacent". Il appelle à former un "front antifasciste au second tour".
Le son de cloche est différent chez Raphaël Glucksmann, le dirigeant de Place publique. Il a réaffirmé dimanche dans un communiqué, qu'il n'y aurait pas de candidat Place publique dans des listes de gauche où figurerait La France insoumise au second tour des municipales. "Aucun candidat ne pourra se prévaloir d'un soutien de Place publique sur une liste à laquelle participerait La France insoumise", explique l'eurodéputé, pour qui "la volonté de gagner ne peut justifier de renoncer à ce que nous sommes politiquement". Il précise toutefois que face à l'extrême droite, "lorsque nous ne sommes pas en position de l'emporter, nous appelons au retrait au profit de la liste la mieux placée pour la battre".
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Marine Tondelier, la cheffe des Écologistes, appelle de son côté sur TF1 à "éliminer la droite et l'extrême droite" au second tour. "Au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine (..) Et je sais qui éliminer au deuxième tour, c'est la droite et l'extrême droite", a-t-elle affirmé. Elle n'a pas hésité à taclé Raphaël Glucksmann, affirmant : "Je pense qu'à vouloir être toujours au-dessus de la mêlée, on finit par être hors-sol."
La ligne de conduite du Parti socialiste semble être plus du cas par cas. Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a assuré que LFI "n'a pas la capacité d'emmener la gauche vers la victoire et de barrer la route à l'extrême droite", a-t-il ajouté. Et que donc au "premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et La France insoumise". LFI "n'a pas la capacité d'emmener la gauche vers la victoire et de barrer la route à l'extrême droite". "Je demande aux Socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs", a-t-il terminé, ouvrant la porte à des alliances locales.
Jordan Bardella est le premier à avoir pris la parole après 20 heures depuis Beaucaire dans le Gard. "Je vous appelle à vous choisir des maires profondément patriotes", a-t-il indiqué dévoilant sa stratégie de l'entre-deux-tours. Ajoutant : "Lorsque nous sommes qualifiés pour le second tour, nous nous maintiendrons", a-t-il affirmé assurant que "partout où le contexte local le permet" le parti à la flamme "tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme".
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Mais Bruno Retailleau, le patron des Républicains, appelle plutôt au rassemblement de la droite pour faire gagner ses candidats "contre la gauche ou contre le RN" et à éviter "la diversion et la dispersion". "J'appelle au grand rassemblement des électeurs de droite derrière nos candidats qui sont en mesure de battre la gauche ou le Rassemblement national dimanche prochain", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur tout en estimant que son parti s'est "renforcé" au premier tour des municipales.
Renaissance, le parti présidentiel, de son côté ne participera "à aucune alliance directe ou indirecte ni avec l'extrême gauche de LFI, ni avec l'extrême droite", a assuré le président du groupe à l'Assemblée nationale Gabriel Attal. "Quand ce sera nécessaire, évidemment que nous ferons ce qu'il faut pour empêcher les extrêmes que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême droite de gagner dans les communes où elles pourraient remporter". Sur RTL, le député Renaissance de l'Essonne Paul Midy a affirmé que "candidats Renaissance sont les seuls à être garantis 100% sans-extrême".
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