3 min de lecture
Rima Hassan lors d'un meeting de campagne de LFI avant les dernières élections européennes, à Aubervilliers le 25 mai 2024.
Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Politique »
La procédure concernant "la prétendue découverte d'un produit stupéfiant" dans les affaires de Rima Hassan lors de sa garde à vue il y a une semaine a été classée "sans suite", a annoncé jeudi 9 avril l'avocat de l'eurodéputée LFI Vincent Brengarth. Cette décision "vient mettre un terme définitif à la diffusion, depuis plusieurs jours, de fausses informations portant gravement atteinte à la réputation de Rima Hassan, ainsi qu'à la formation politique à laquelle elle appartient", souligne le conseil.
Me Brengarth rappelle que Rima Hassan "a toujours été catégorique sur le fait qu'il s'agissait d'un achat à usage médical parfaitement légal, attesté par un ticket de caisse dans une boutique de CBD à Bruxelles dont elle a immédiatement donné les coordonnées".
Sollicité par RTL, le parquet de Paris confirme que le classement sans suite de la procédure a été notifié jeudi à l'eurodéputée, "au motif que les investigations n'ont fait apparaître aucune infraction suffisamment caractérisée".
Dans le détail, les analyses toxicologiques ont permis d'établir que "le scellé contenant de la matière non identifiée, et qui avait été décrite comme s’apparentant à de la 3MMC (...) présente une teneur de 82.1 % de CBD, et une teneur en delta 9 THC inférieure à 0.025 %" ce qui ne permet pas de classer ce produit comme stupéfiant.
En outre, "le scellé contenant de la matière décrite de façon constante comme du CBD présente une teneur de 24.9 % en CBD et de 1.04 % en delta 9 THC", poursuit le parquet. "
Si par arrêté du 30 décembre 2021, la teneur en delta-9-tétrahydrocannabinol des extraits de chanvre, ainsi que des produits qui les intègrent, ne doit pas être supérieure à 0,30 %, il ne ressort pas de cette procédure la caractérisation suffisante d’un élément intentionnel qui aurait été nécessaire à qualifier une infraction", est-il indiqué.
Dans un mail, envoyé tard jeudi 2 avril aux rédactions, le parquet de Paris avait indiqué que "la fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC, sur lesquelles elle a été interrogée".
De son côté, Rima Hassan ainsi que son avocat ont toujours nié la détention de stupéfiants. "Ces accusations sont totalement fausses : seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels", avait écrit la député européenne sur le réseau social X à sa sortie de garde à vue le 2 avril au soir.
"Je ne vais pas me contenter de rétablir la vérité", a réagi sur le réseau social X Rima Hassan ce jeudi. Selon elle, des "plaintes sont à l'étude concernant les médias et personnalités ayant diffusé ces fausses informations".
L'eurodéputée est convoquée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour être jugée du chef d'apologie de terrorisme commise en ligne. L’enquête porte sur un tweet publié le 26 mars, dans lequel la députée européenne rend hommage à Kōzō Okamoto, l’auteur du massacre à l’aéroport international Ben-Gourion en Israël, le 30 mai 1972. Membre de l'Armée rouge japonaise, il a ouvert le feu avec deux autres complices faisant 26 victimes parmi les passagers et 80 blessés. Le tweet de Rima Hassan a depuis été supprimé.
Cette affaire a aussi vu l'élue franco-palestinienne porter plainte à Paris pour "violation du secret professionnel", a annoncé mercredi son avocat Me Vincent Brengarth, expliquant avoir aussi "écrit au ministre de l'Intérieur et au ministre de la Justice pour demander l'ouverture d'enquêtes administratives".
Au coeur de la tempête, le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, dont le Canard Enchaîné affirme qu'il aurait échangé avec plusieurs journalistes pendant l'audition de Rima Hassan, et discuté du contenu de sa garde à vue. Ce magistrat a dénoncé sur X des "allégations mensongères du Canard Enchaîné", et déposé à son tour plainte, pour diffamation, ainsi que pour des "injures antisémites inacceptables" dont il serait depuis la cible.
Dans le même temps, le ministre de la Justice Gérald Darmanin est monté au front, expliquant avoir saisi l'Inspection générale de la Justice sur ces fuites, en réponse à une question du député LFI Thomas Portes qui demandait le départ du porte-parole.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte