1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Domenach : "Besancenot s'est posté en facteur de rassemblement de la gauche radicale"
1 min de lecture

Domenach : "Besancenot s'est posté en facteur de rassemblement de la gauche radicale"

BILLET - Les mouvements de protestations des cheminots et des fonctionnaires ont provoqué le retour d'un revenant : Olivier Besancenot. Le postier trotskyste devance même Jean-Luc Mélenchon chez les sympathisants de gauche, selon notre baromètre BVA-Orange RTL !

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, le 21 mars 2018
Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, le 21 mars 2018
Crédit : SIPA
Domenach : "Besancenot s'est posté en facteur de rassemblement de la gauche radicale"
03:29
Domenach : "Besancenot s'est posté en facteur de rassemblement de la gauche radicale"
03:28
Nicolas Domenach & Loïc Farge

Le dégagisme réserve des surprises ! Olivier Besancenot, le trotsko-gaucho qui, après trente années de militantisme, avait été dégagé par la fenêtre, est revenu par le mouvement social. On l'a vu dans toutes les manifs, et sur les hauts plateaux médiatiques, quasiment tous les jours avec une barbe de trois jours, sa bonne bouille avec ses airs d'écureuil de La Poste qui cache toujours des noisettes pour vous dans ses bajoues.

Nul doute que si Besancenot est de retour, c'est aussi parce qu'il incarne ce mythe positif : l'employé des Postes, le facteur qui sonne toujours deux fois et apporte sourires et lien social. Comme le facteur des Jours heureux de Jacques Tati, il pédale toujours sur son petit vélo, mais c'est celui de la Révolution.

Avec son art des formules choc, des punchlines qu'il balance dans un style quasi télégraphique : "On est tous les cheminots de quelqu'un d'autre". Stop ! "On est tous des cibles". Stop ! "Les vrais privilégiés, ce sont ceux-là au sommet, qui se marrent et sont hilares". Stop !

Il pédale toujours sur son petit vélo, mais c'est celui de la Révolution

Nicolas Domenach

Ho ho ho, Besancenot ne croit absolument pas à la théorie du ruissellement qui voudrait que l'argent ruisselle jusqu'en bas. Il en pleut tellement tout en haut, que si c'était le cas, on ne devrait pas sortir sans parapluie, ni imperméable.

À lire aussi

Son retour s'explique par le surprenant repli sectaire de Jean-Luc Mélenchon, qui s'était pourtant montré si ouvert pendant sa campagne présidentielle.

Le postier s'est posté en facteur d'union et de rassemblement de la gauche radicale, toujours prêt à boire un coup, et en monter d'autres, avec les écolos, les ex-socialos, les trotskos-gauchos, les post-maos, les anarchos, les libéraux bobos, les anticapitalos à pied, à cheval en voiture, ou en pédalos.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/