2 min de lecture Vote

Élections départementales 2015 : un parti démocrate musulman en lice

Déjà présent aux élections municipales de 2014, l'UDMF sera présent dans huit cantons.

Départementales : un parti démocrate musulman en lice
Départementales : un parti démocrate musulman en lice Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Paul Guyonnet
Paul Guyonnet
Journaliste RTL

Avec un conseiller municipal de Bobigny pour seul membre élu, l'Union des démocrates musulmans de France (UDMF) est encore loin d'être une force politique majeure. Pourtant, le parti créé en 2012 compte bien exister lors des élections départementales des 22 et 29 mars prochains.

Le mouvement présentera donc huit listes lors du scrutin, principalement dans les départements de la petite couronne parisienne, mais aussi à Lyon, Nice et dans le Pas-de-Calais. Certes peu représentative sur les plus de 2.000 scrutins qui auront lieu dans le pays, cette participation dénote incontestablement d'une montée progressive du mouvement.

Hausse des adhésions depuis les attentats de janvier

Depuis les attentats de début janvier, plus de 200 adhésions ont été enregistrées par le mouvement, pour porter le total à 900 environ, en plus des 8.000 sympathisants qu'évoque Najib Azergui, le fondateur de l'UDMF, interrogé par Le Parisien. La plupart se sentent stigmatisés, plus encore depuis les dramatiques événements de Charlie Hebdo.

"L'UDMF tente de donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d'agir", clame Najib Azergui, qui rejette immédiatement "l'instauration de la charia en France, l'islamisation du pays". 

À lire aussi
"Moi Maire", un podcast signé RTL Originals élections municipales
"Moi, maire" : mettez-vous dans la peau de votre maire et envoyez-nous vos propositions

Pour lui, la réponse à la stigmatisation passe par des cours d'éducation civique, le débat, la philosophie. Le mouvement compte aussi créer de l'emploi par le développement du marché du halal ou encore introduire plus de tolérances des religions, pour permettre par exemple le port du voile à l'école

Un parti peu représentatif aux ambitions nationales

Un projet qui ne convainc guère le philosophe Malek Chebel, également interrogé par le quotidien. Pour lui, se limiter à une partie minoritaire de la population (entre 8 et 10% de la population française est musulmane) ne peut être un bonne idée. "Cela aurait pu fonctionner dans un pays où 90% de la population aurait été de cette religion". 

Malgré ce type de réaction et les accusations de communautarisme, le parti des démocrates musulmans tentera de peser lors des départementales de mars, avant peut-être de viser plus haut. Najib Azergui rêve ainsi de réunir 500 signatures en 2017 et d'envoyer l'un des membres du parti, Khalid Majid, au premier tour de la présidentielle.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Vote Élections départementales
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants