1 min de lecture Manuel Valls

Déchéance de nationalité : pour Manuel Valls, "une partie de la gauche s'égare"

Le Premier ministre estime que les "grandes valeurs" ne doivent pas éluder "l'état de guerre" dans lequel se trouve le pays.

Manuel Valls en conférence de presse à la sortie du conseil des ministres du 23 décembre 2015
Manuel Valls en conférence de presse à la sortie du conseil des ministres du 23 décembre 2015 Crédit : AFP
+ChristopheChafcouloff
Christophe Chafcouloff
et AFP

Le maintien controversé de la déchéance de nationalité dans le projet de révision constitutionnelle fait des remous dans le camp du gouvernement, mais Manuel Valls tient le cap. "Une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre, et le discours du président devant le Congrès" a confié le Premier ministre au Journal du Dimanche. François Hollande avait annoncé la réforme devant le Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris.

Pagaille à gauche

De nombreuses voix se sont élevées à gauche après la décision annoncée 
mercredi 23 décembre à l'issue du conseil des ministres d'introduire la possibilité de déchoir de leur nationalité française les binationaux condamnés pour des actes de terrorisme. Certains élus, comme le député PS "frondeur" Pascal Cherki, ont déjà annoncé leur intention de voter contre. Même son de cloche du côté de Cécile Duflot, selon qui "à force de vouloir couper l'herbe sous le pied du FN, on risque d'appliquer son programme". Benoît Hamon a lui indiqué qu'il votera contre, car "c’est une question de valeur et de conscience".

Daniel Cohn-Bendit a lui évoqué "une erreur morale, une faute terrible". Julien Dray, considéré comme proche de François Hollande, a souligné "le risque d'une rupture avec la gauche militante". Pour figurer dans la Constitution, la réforme doit être adoptée séparément par l'Assemblée nationale et le Sénat, puis par une majorité des trois cinquièmes au parlement réuni en Congrès à Versailles. "La détermination est totale, nous irons jusqu'au bout, et que chacun en soit bien convaincu", a également lancé le Premier ministre.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Manuel Valls Gouvernement Justice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7781037783
Déchéance de nationalité : pour Manuel Valls, "une partie de la gauche s'égare"
Déchéance de nationalité : pour Manuel Valls, "une partie de la gauche s'égare"
Le Premier ministre estime que les "grandes valeurs" ne doivent pas éluder "l'état de guerre" dans lequel se trouve le pays.
https://www.rtl.fr/actu/politique/decheance-de-nationalite-pour-manuel-valls-une-partie-de-la-gauche-s-egare-7781037783
2015-12-27 12:05:03
https://cdn-media.rtl.fr/cache/fvxxDswBUfjR8XjiEDXsqw/330v220-2/online/image/2015/1223/7780996649_manuel-valls-en-conference-de-presse-a-la-sortie-du-conseil-des-ministres-du-23-decembre-2015.jpg