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Décès de Charles Pasqua : "Il incarnait une France assez autoritaire", selon Alain Duhamel

REPLAY - L'éditorialiste de RTL, Alain Duhamel, se souvient d'un homme politique aux convictions affirmées, pour qui "la fin excusait les moyens".

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Alain Duhamel se souvient d'un homme d'État autoritaire aimé par les Français Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Durée : | Date : La page de l'émission
Julien Quelen
Julien Quelen
Journaliste RTL

Décédé dans la soirée de lundi 29 juin, Charles Pasqua laisse un souvenir marqué à la classe politique ainsi qu'à tous ceux qui ont fréquenté cet ancien résistant, qui tirait de son parcours une force reconnue par le peuple. Pour Alain Duhamel, qui a partagé la table du cofondateur du RPR, Charles Pasqua était "un maréchal d'Empire, quelqu’un qui était sorti du peuple, courageux, qui n'avait pas de complexe en ce qui concerne les moyens à utiliser contre ses adversaires. Il était terrible. Pour ses amis, il était à la fois courageux et, en même temps, complètement indépendant". 

Gaulliste de la première heure, Charles Pasqua aimait la France. Peu friand du principe européen, l'homme avait une poigne qu'il mettait au service d'une expression autoritaire, figure de proue de son activité politique. "C'était quelqu'un qui avait le sens de l'État, le sens de l'autorité (...) C'était un nationaliste, un souverainiste qui détestait l'Europe. Il avait un contact particulièrement facile avec les militants parce qu'à l'origine, il leur ressemblait même s'il était évidemment plus malin que la moyenne des Français", explique ainsi Alain Duhamel dans RTL Grand Soir

Un homme populaire

Charles Pasqua, reconnaissable notamment pour son accent du Sud très prononcé et des coups de sang rentrés dans l'histoire de la politique française, était aimé des Français. Avec un caractère bien trempé, l'homme de droite s'exprimait parfois avec véhémence, ce qui collait à un personnage haut en couleur apprécié des citoyens. 

 "Il avait des relations qui étaient parfois sulfureuses, se souvient ainsi Alain Duhamel. Quand il s'agissait de défendre le général de Gaulle, il était prêt à tout et il a fait ses preuves. C'était quelqu'un avec une forte personnalité, des convictions extrêmement ancrées, un certain dédain des moyens à utiliser. Ce n'était pas ce que l'on appellerait un ange, avec énormément de talent d'expression sur un registre très travaillé. Il avait un côté Fernandel de droite qui plaisait aux Français". 

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Deux fois ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua aimait l'autorité et ne lésinait jamais sur les moyens à utiliser pour atteindre ses objectifs. "C'est quelqu'un pour qui la fin excusait les moyens (…) Il n'avait peur de rien d'une certaine manière. Il savait commander lorsqu'il était au pouvoir. Il avait le sens du terrain et était très lié avec la police où il était très populaire. Il incarnait une France assez autoritaire et il n'avait pas peur des risques, il était très bon orateur et pendant 20 ans il a été parmi les 10 hommes politiques français les plus influents, plutôt droite de la droite que centre de la droite d'ailleurs", précise Alain Duhamel. 

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