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Corse : prisonniers politiques, co-officialité des langues, Manuel Valls se montre ferme avec les nationalistes

Le Premier ministre Manuel Valls a prévenu qu'il y avait "des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées", en réponse aux revendications des nationalistes corses.

Manuel valls, en Corse, en 2013
Manuel valls, en Corse, en 2013
Julien Quelen
Julien Quelen
et AFP

Invité du 20h de TF1 mercredi 23 décembre, Manuel Valls est revenu sur les revendications notamment soutenues par Gilles Simeoni, le nouveau président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse après la victoire des nationalistes lors des élections régionales le 6 décembre dernier. Le Premier ministre a ainsi prévenu "qu'il y a des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées". 

"L'amnistie des prisonniers politiques ? Il n'y a pas de prisonniers politiques. La co-officialité (des langues corse et française, ndlr) ? Il n'y a  qu'une seule langue dans la République, c'est le français. Un statut de résident pour les Corses, sur le plan fiscal ? C'est contraire à la République", a ainsi énuméré le chef du gouvernement lors de son intervention télévisée. 

La question de l'indépendance abordée

Dans un discours polémique à l'issue de la victoire des nationalistes, Jean-Guy Talamoni, le nouveau président de l'Assemblée de l'île, avait abord, en langue corse, la question de l'indépendance, révélant sur RTL qu'elle n'était pas encore à l'ordre du jour mais qu'elle viendrait "en son temps". Une déclaration à laquelle Manuel Valls a directement fait allusion. "La Corse est dans la France et dans la République et aucun discours, en corse ou en français, ne pourra remettre en question ce lien", a-t-il répondu. 

Au début du mois de décembre, Manuel Valls s'était engagé, à la demande de Gilles Simeoni, à ouvrir un dialogue "serein et constructif". Un dialogue qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. "Je discuterai avec le président de l'exécutif, M. Simeoni, sur ce qui était prévu depuis déjà un certain nombre de mois, c'est-à-dire sur la collectivité unique de la Corse. Mais là il y a des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées", a ainsi déclaré le Premier ministre en conclusion. 

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