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Coronavirus : les fêtes religieuses d’avril auront lieu sans rassemblement

Les fêtes d'avril, telles que Pâques juive et chrétienne et le début du ramadan, devront se faire "sans rassemblement".

Messe à l'église Sainte-Eustache à Paris.
Messe à l'église Sainte-Eustache à Paris. Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP
Youen
Youen Tanguy et AFP

C'était une nouvelle attendue. Face à l'épidémie de Covid-19 et au prolongement vraisemblable du confinement en France, Emmanuel Macron a prévenu lundi les représentants des cultes, réunis par audioconférence, que les fêtes d'avril (Pâques juive et chrétienne, début du ramadan) devront se faire "sans rassemblement". 

"Le président a eu un langage de vérité : les fêtes, compte tenu de la situation actuelle, ne peuvent pas s'organiser comme cela se fait habituellement", a insisté le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, qui participait aux échanges. "Il y a une possibilité de les vivre de manière virtuelle", a abondé François Clavairoly, le président de la fédération protestante de France. 

Emmanuel Macron leur a ainsi demandé "se préparer à célébrer ces grandes fêtes dans un cadre différent", a confirmé l'Élysée. Cette réunion comprenait les principaux responsables des principaux cultes (musulman, catholique, protestant, bouddhiste, orthodoxe) ainsi que des associations laïques et de francs-maçons et devrait se renouveler dans une quinzaine de jours.

Création d'une cellule d'écoute

La semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens tombent du 6 au 12 avril, avant le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah, la Pâque juive, sont prévues du 9 (au 8 au soir) au 16 avril et le ramadan doit débuter autour du 24 avril. 

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Pour organiser ces évènements dans les meilleures conditions possibles, il a été convenue de la "création d'une cellule d'écoute, à la disposition des soignants pour orienter les familles ou les personnes les plus isolées ou démunies à la gestion de la maladie", indique l'Elysée.

Cela pourrait prendre la forme d'un "outil plus restreint qu'un numéro vert, où des associations pourraient effectuer des permanences téléphoniques et où seraient dirigées des personnes en difficulté pour avoir un soutien moral voire spirituel, en fonction de leur croyance ou sensibilité ou obédience." Une proposition rapide devrait bientôt être faite par le ministère de l'Intérieur en ce sens.

"Pas de crémation généralisée"

Emmanuel Macron s'est également montré rassurant sur le fait qu'il n'était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19. "Le président a dit qu'aucune directive n'avait été donnée aux préfets en ce sens, il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé", a déclaré l'Elysée. La crémation est proscrite dans la tradition musulmane. 

A également été abordée la gestion par les collectivités locales des espaces funéraires, sachant qu'il incombe aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières.

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